L’anneau de Moebius, Franck Thilliez

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Résumé :

Victor est un policier récemment muté sur Paris. Pour sa première affaire, il ne va pas être épargné.Une ex actrice de films pour adultes est retrouvée torturée, mutilée, dans un décor plus que macabre. Stéphane de son côté est un créateur d’effets spéciaux pour le cinéma, principalement de monstres et d’effets gores. Ce dernier se met à faire des rêves pour le moins étrange. Il en est sûr, il voit le futur et les meurtres ne sont pas prêts de s’arrêter. Mais comment faire pour changer les événements qui vont se produire ?

Mon avis :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de livre de Franck Thilliez, il était temps de me plonger dans un bon thriller. Encore une fois, l’auteur m’a bluffé. Cette enquête vous tient en haleine tout le long, il est très dur se s’arrêter en cours de route. Prenez bien en compte les instructions de l’auteur, faites bien attention aux dates et aux repères chronologiques. Oui, encore une fois, l’auteur ne nous facilite pas la tâche. J’applaudis l’originalité et la complexité pour que l’intrigue reste cohérente avecs tous ces éléments. Soyez attentifs mais laissez vous porter par l’histoire, pour ma part à trop vouloir chercher une explication rationnelle j’en ai oublié la part de mystère qui ne s’explique pas. Attention, comme souvent avec monsieur Thillez, certaines scènes sont assez violentes.

« Seules dansaient, dans cette pièce froide et profonde, les silhouettes de ses bêtes monstrueuses. Quand ses paupières ne furent plus que deux lourdes portes infranchissables, il se sut prêt. Prêt à braver l’enfer de ses cauchemars. »

« Elle aurait dû brandir son couteau, mais celui-ci chuta sur le sol. La terreur s’enroula autour de sa gorge. Puis tout devint noir. Sa dernière vision fut celle d’un monstre. La pire horreur jamais vue de toute sa vie. Sa courte vie… »

Musique écoutée pendant la lecture : Interstellar, main theme-Hans Zimmer

Ma note : 8/10

Serre moi fort, Claire Favan

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Résumé :

La famille du jeune Nick vit depuis peu dans l’angoisse que chaque parent redoute. Sa soeur a disparu depuis plusieurs jours, aucune nouvelle d’elle. Plus le temps passe, plus les chances de la retrouver s’amenuisent. Tout porte à croire qu’elle est une victime de l’origamiste, un tueur en série qui sévit dans la région. Les mois passent, ses parents sombrent dans la dépression, l’alcoolisme et Nick doit apprendre à se débrouiller, s’occuper d’eux, de lui-même. Des années plus tard, le lieutenant Adam Gibson est chargé de prendre en charge l’enquête sur la découverte d’un abominable charnier. Mais attention, remuer le passé n’est pas sans conséquences.

Mon avis :

Pour commencer, il faut savoir que « Serre moi fort » était sur ma wishlist depuis pas mal de temps. Un beau jour, je l’ai enfin trouvé en rayon et je me suis jeté dessus. J’en avais tellement entendu de bien qu’il n’a pas attendu bien longtemps dans ma Pal pour être lu. Et au final, j’ai été très décu. Mon avis est quand même nuancé. J’ai adoré la première partie avec Nick, la descente aux enfers de cette famille est très bien décrite, j’avais beaucoup de peine pour lui. Cependant, j’avais tout deviné, ce qui m’a gaché le plaisir de ma lecture. Et alors la deuxième partie m’a perdu. Le lieutenant Gibson fait son apparition et cela a été compliqué pour moi de m’attacher à ce personnage, alors qu’au contraire la famille de Nick nous prend aux tripes par son désespoir. Mais voila, encore une fois, j’ai très vite compris où l’auteure voulait en venir et je n’ai pas été surprise. Quant à cette fin, on la voit venir à des kilomètres et on referme ce livre avec un gros sentiment de frustration. Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce livre mais je vais quand même donner une deuxième chance à Claire Favan avec « Dompteurs d’ange » qui attend dans ma Pal. Affaire à suivre…

« Voilà mes projets : je vais reprendre des forces, retrouver du travail, organiser une cérémonie religieuse en mémoire de Lana et me démener jusqu’à mon dernier souffle pour découvrir la vérité. »

« Après une période de profond abattement, puis de flottement, je m’adapte par la force des choses. Je dois assurer mon avenir et cette perspective m’insuffle l’énergie suffisante pour me lever chaque matin avec entrain et me lancer à corps perdu dans mes projets personnels et professionnels. Il ne me reste que ça. »

Musique écoutée pendant la lecture : Signs, first crop circles

Ma note : 3/10

Idées lecture pour décembre

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Bonsoir à tous. Ce soir, j’ai décidé de vous préparer un article un peu à part. La période des fêtes arrive, le mois de décembre est un mois que j’aime beaucoup car j’aime cette magie de Noël.

Parmi les livres que je vous propose, il y en a certains que je n’ai pas encore lus mais que j’espère lire durant ce mois :

  • Animale, la prophétie de la reine des neiges, Victor Dixen
  • Quand tu descendras du ciel, Gabriel Katz
  • N’oublie pas mon petit soulier, Gabriel Katz
  • La trilogie À la croisée des mondes, Philip Pullman (je m’étais arrêté au tome un étant plus jeune)
  • Joyeux suicide et bonne année, Sophie de Villenoisy

Parmi ceux que j’ai lus, je vous ai fais une sélection mélant plusieurs genres littéraires afin qu’il y en ait pour tous les goûts. Vous trouverez ainsi du thriller avec « Horrora borealis » de Nicolas Feuz, de la fantasy/young adult avec « Les fiancés de l’hiver » de Cristelle Dabos mais aussi de la fantasy classique avec la trilogie du Tearling d’Erika Johansen que je termine et qui se profile comme un gros coup de cœur. Si vous avez envie de romance, « Avant toi » de Jojo Moyes sera votre parfait compagnon à lire sous un plaid. Enfin, si comme moi et comme beaucoup vous êtes fan d’Harry Potter, les version illustrées de Jim Kay sont juste des petites merveilles.

En espérant vous avoir donné des idées littéraires pour ce mois de décembre, je vous souhaite une très bonne journée.

Et vous, quelles lectures vous accompagneront ce mois de fêtes?

 

Le signal, Maxime Chattam

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Résumé :

Mahingan Falls est une petite ville qui semble coupée du monde, bordée par l’océan d’un côté, encerclée par des monts rocheux de l’autre. Avec ses airs de carte postale, tout prédestinait la famille Spencer à commencer une nouvelle vie loin du tumulte citadin. Pourtant, dès leur arrivée, des événements pour le moins étranges surviennent dans leur  maison, bouleversant leur quotidien. Ils ne sont pas les seuls à être touchés, de multiples disparitions étranges ont lieu, donnant du fil à retordre au nouveau lieutenant de police Ethan Cobb.

Mon avis :

Je ne pouvais décidément pas passer à côté du dernier Chattam , surtout au vu de ce résumé très prometteur. On voit vraiment que l’auteur s’est fait plaisir et s’est lâché pour « Le signal ». Pour ma part, le résultat est très réussi. On retrouve la signature thriller propre à Chattam, mélangée avec du fantastique. Le tout vous donne un livre addictif dont on n’arrive pas à décrocher, les pages semblent se tourner toutes seules, emportées par la malédiction de Mahingan Falls. On voit clairement que c’est un hommage, notamment à Stephen King sur certains passages, d’ailleurs ce n’est pas un secret et ce livre est même voulu comme un hommage aux livres d’épouvantes dont est friand l’auteur. Alors oui, on retrouve des classiques comme la bande de jeunes adolescents qui veulent combattre le mal, les champs de mais la nuit, la maison hantée et surtout la ville comme un personnage à part entière de l’histoire, mais ces classiques fonctionnent. L’ambiance m’a également fait penser à la série « Stranger Things », normal car elle-même s’inspire de ces codes de l’épouvante. J’avoue ne pas l’avoir lu la nuit seule, j’ai essayé un soir et j’ai préféré remettre au lendemain matin… Ce que j’ai adoré c’est le fait qu’il n’y a pas de temps morts, l’alternance entre les points de vue des personnages donne un rythme parfait jusqu’au final magistral. Vous l’aurez compris, j’ai doré frissonner avec « Le signal », quel plaisir de retrouver le Chattam dans ce registre fantastique qu’il avait déjà abordé avec « Le cinquième règne ». Pour ma part, l’un des livres des plus aboutis de l’écrivain, celui qui lui correspond le mieux. Le gros plus, une magnifique carte de Mahingan Falls se trouve au début de livre afin d’être totalement immergé dans cette ville. PS : À ne pas lire avant de prendre un bain… Vous êtes prévenus.

« Owen releva le menton pour comprendre et vit à une quinzaine de mètres, crucifié sur son mât de bois, un épouvantail en salopette de jean trouée, vieille chemise d’un rouge douteux et chapeau de paille hirsute. La citrouille qui composait son visage pendait bizarrement, comme s’il était épuisé, la bouche affaissée, et les fentes de ses yeux grouillaient de mouvements repoussants. »

« Combien de personnes, de par le monde, habitaient un endroit sans même savoir qu’elles vivaient aux côtés de spectres incapables de se faire entendre ? »

Musique écoutée pendant la lecture : Stranger things, soundtrack

Ma note : 10/10

Millenium 1, Les hommes qui n’aimaient pas les femmes, Stieg Larsson

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Résumé : 

Mikael Blomkvist, journaliste, se retrouve sous les feux des projecteurs après une faute professionnelle qui le conduit à se confronter à la justice. Toute cette agitation attire l’attention d’un certain Henrik Vanger, riche industriel qui lui propose de résoudre un mystère. Sa nièce, Harriet a disparue depuis près de quarante ans sans laisser de traces. Henrik Vanger en est persuadé, Harriet a été tué par un membre de sa famille. Sous couvert d’écrire l’histoire de la famille Vanger, Mikael est chargé d’enquêter et de trouver le meurtrier. Lisbeth Sandler est quand à elle une jeune femme rebelle, hackeuse informatique hors paire. Son talent d’investigatrice sera un précieux atout pour cette affaire. Scandales financiers, drames familiaux, plongez dans cette quête de la vérité.

Mon avis : 

Comme la majorité des personnes, j’avais entendu parler de « Millenium » lors de son succès commercial. Pourtant j’avais toujours appréhender de le lire, peur de la complexité et de la violence du texte. Au final, je regrette juste de ne pas l’avoir lu plus tôt. Certes, l’intrigue met un petit peu de temps pour se mettre en place et quelques passages sont assez violents. Mais une fois passé tout cela, on est littéralement absorbé par l’enquête. Je suis assez fan des intrigues qui se croisent et qui sont réussies comme c’est le cas ici. Tout est maîtrisé dans l’écriture, chaque détails a son importance et tout fini par se relier dans un final haletant. Stieg Larsson se joue de nous jusqu’à la dernière page et on en redemande. Je me jetterai sur les suites prochainement, en attendant, je savoure de ne pas encore connaitre le dénouement final de cette trilogie.

« -Nous en sommes maintenant à la raison véritable pour laquelle je voudrais t’engager. Je veux que tu trouves qui, dans la famille, a assassiné Harriet Vanger et qui a ensuite passé bientôt quarante ans à essayer de me faire sombrer dans la folie. »

Musique écoutée pendant la lecture : What if we could, The girl with the tatoo OST

Ma note : 9/10

Le cri, Nicolas Beuglet

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Résumé : 

Un drame vient de se produire à l’hôpital psychiatrique de Gaustad près d’Oslo. L’inspectrice Sarah Geringën est amenée sur place car un patient y est mort de manière suspecte. Ce dernier, appelé patient 488 en raison des chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front a été retrouvé inanimé, les traits du visage figés d’un cri plus que glacant. Expériences secrètes, complot et même secrets militaires, laissez vous embarquer avec Sarah dans une enquête qui vous laissera sans voix.

Mon avis : 

Je n’ai qu’un mot à dire : Bravo. Tout m’a plu dans cette intrigue, l’ambiance, les personnages (Sarah est juste top), le dénouement (on en parle de cette fin parfaite ?). L’histoire démarre au quart de tour, pas le temps de s’ennuyer une seule seconde. L’auteur nous embarque avec lui dans cette enquête incroyable et nous bluffe plus d’une fois en prenant également un malin plaisir à jouer avec nos nerfs. Je ne peux malheureusement en dire plus sur ce livre au risque de vous spoiler. La seule chose que je me suis dis à la fin c’était que cela serait chouette d’en avoir une suite, c’est chose faite, « Complot » est sorti le 16 mai dernier. Foncez le lire, pour ma part, je l’ai lu très rapidement, un vrai page turner. À voir si il sera détrôné, mais pour l’instant « Le cri » est mon coup de cœur thriller de l’année 2018.

« -C’est le sommeil noir qui l’a tué. Et je serai le prochain. »

« Pour le moment, elle savait qu’un homme amnésique d’environ soixante-dix ans avait été interné à l’hôpital psychiatrique de Gaustad il y a à peu près trente-six ans. Cet homme était mort de terreur la veille au soir au sein de cet établissement. »

Musique écoutée pendant la lecture : Ouverture-Red sparrows OST, James Newton Howard

Ma note : 10/10

La patience du diable, Maxime Chattam

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Résumé : 

Nous sommes en France, après les épreuves qu’elle a subi l’année passée, Ludivine Vancker pensait que le pire était derrière elle. Pour cette gendarme qui s’est fait un devoir de traquer le mal, quitte à en mettre sa vie en parenthèse, l’horreur l’attend de nouveau de pied ferme. Deux adolescents qui font un massacre dans un TGV, un go fast qui transporte bien pire que de la drogue, des personnes retrouvées mortes de peur, Ludivine va devoir trouver le lien entre toutes ces affaires et cette expansion de la violence ainsi que du mal. Vite le temps presse pour la gendarme car le diable a quant à lui eu la patience qu’il fallait pour mettre ce plan parfait à exécution…

Mon avis : 

C’est assez rare mais j’ai été légèrement déçue de Maxime Chattam. Oui oui vous avez bien lu. Il faut déjà savoir que c’est le deuxième tome de la trilogie « Vancker », vous pourrez le lire sans avoir lu le premier volume « La conjuration primitive ». Cependant, afin de bien comprendre la psychologie et l’état d’esprit de Ludivine Vancker, je recommande grandement de lire en amont la première partie. Alors pour commencer avec le positif, j’ai encore une fois adoré la critique de l’auteur envers la société actuelle. Ce mal sous-jacent qui dévore et ronge très rapidement l’Homme à cause d’un mal être général ambiant. Cette idée d’un diable qui ferait sortir ce que l’on a de plus mauvais en soi est très bien trouvée. Par ailleurs, si vous n’êtes pas végétarien, vous risquez de très vite le devenir… J’ai également aimé comme d’habitude sa précision dans le travail de l’enquête, ses recherches sur le travail des gendarmes qui apportent un vrai réalisme à la lecture. Sauf que justement, c’est ce qui m’a gêné dans « La patience du diable », c’est le manque de surprise. J’ai lu beaucoup de livres de l’auteur ces derniers temps, mais c’est la première fois que n’ai pas eu cette effet « whaou » au niveau des révélations de l’enquête. Par exemple, dans « La conjuration primitive », l’intrigue allait de rebondissements en rebondissements et je ne voyais rien venir jusqu’à un chapitre final haletant et explosif. Ici, l’histoire m’a quand même plu, j’ai apprécié retrouvé Ludivine Vancker, même si ses décisions avaient le don de m’énerver, et surtout son coéquipier Segnon. Mais voila, je me suis laissé porter par l’intrigue, aucun événement de m’a vraiment surprise, je voyais tout venir à des kilomètres. Je m’attendais à une fin beaucoup plus spectaculaire et j’ai fini ma lecture avec un petit goût de déception. Au vu du résumé et du début de l’histoire, je m’attendais à beaucoup plus. Cette chronique est un peu plus longue que d’autres mais j’avais vraiment besoin d’expliquer ce qui m’a dérangé alors que je suis d’habitude très enthousiaste quand il s’agit de Maxime Chattam. D’ailleurs, dans moins d’une semaine je me précipite pour acheter son petit dernier, « Le signal ». Je lirai très prochainement « L’appel du néant » afin de clore cette trilogie.

« Oh oui, il existe, vous savez. Le diable existe. Tout le monde croit que c’est une légende, pour faire peur aux gosses, mais non, c’est justement sa force : avoir réussi à se faire oublier ? Pour mieux semer le chaos, pour mieux façonner la société selon ses besoins. Nous y sommes presque. Il va pouvoir accéder au trône. Bientôt. »

« La chair du pantin qu’elle avait découvert dans la caravane se trouvait là, dans l’attente d’être injectée pièce par pièce dans le réseau alimentaire. Dans l’attente d’être dévoré par de gentils consommateurs affamés. »

Musique écoutée pendant la lecture : Prisoners-ambient mix, Johann Johansson

Ma note (avec grand regret) : 6/10