Dompteur d’anges, Claire Favan

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Résumé :

Max Ender fait parti des victimes d’une justice parfois vite expédiée. La machine infernale est lancée, il se retrouve en prison accusé du viol et du meurtre d’un petit garçon dont il n’est pas responsable. Après quelques années de souffrance et de violences inimaginables, il est enfin innocenté, libéré sur le champ avec une indemnité financière pour l’erreur judiciaire. Sauf qu’à ses yeux, cela ne suffit pas. Cet enfermement l’a détruit et il a eu le temps de préparer sa vengeance. Il est décidé à s’en prendre à chaque personne responsable de son enfermement. Quoi de mieux pour son plan que d’utiliser les enfants de ses bourreaux, d’en faire des anges de combat qui frapperont pour lui.

Mon avis :

J’avais été très déçue par « Serre moi fort » de la même auteure mais j’ai persévéré avec « Dompteur d’anges » et j’ai bien fait. Ce que j’aime avec Claire Favan c’est que l’on est directement plongé dans l’intrigue. On se prend très vite d’affection pour Max, on est plongé avec lui dans l’horreur de cette captivité injuste. Et puis vient l’heure de la vengeance. C’est là que j’ai trouvé que l’histoire partait un petit peu loin. Vu le vécu du personnage, je comprenais ce besoin de rendre justice soi même. Mais de là à kidnapper les enfants de ses bourreaux pour en faire les instruments de sa vengeance, j’ai trouvé l’idée un peu extrême. J’ai décidé de passer outre l’énormité de la situation et de me laisser porter par l’histoire et bien m’en a pris. On se laisse porter au fils des ans par cette vengeance qui prend des proportions insensées, jusqu’aux révélations finales. C’est pour moi loin d’être un coup de cœur, mais j’ai apprécié ma lecture.

« Ce que ni Porter ni Moore ne mesurent pleinement, c’est que s’ils ont fait emprisonner un innocent, c’est un être assoiffé de vengeance et ivre de haine envers la société qu’ils contribuent à libérer. »

« Il leur laissera le temps de l’oublier. Et ensuite, à leur tour de connaitre cette sensation de déchéance impuissante, de chute irréversible. »

« Max a bien fini par comprendre que la latitude qu’ont les taulards de lui tomber dessus n’importe où et n’importe quand n’a rien de naturelle. Ils sont encouragés et aidés dans leur démarche. Pour les matons aussi, Max doit payer. »

Musique écoutée pendant la lecture : Shutter island, On the nature of daylight

Ma note : 6/10

Une putain d’histoire, Bernard Minier

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Résumé :

Sur l’île de Glass Island tout laisse penser à un cadre tranquille, loin de tout et sans histoires. Tout le monde semble se connaitre vu le peu d’habitants à l’année. Et pourtant, tout bascule lorsque Naomi, la petite amie du jeune Henry est retrouvée morte échouée sur la baie. L’adolescent va devoir éclaircir les zones d’ombre de son passé tout en étant dans le viseur de la police.

Mon avis :

Avec « Une putain d’histoire », j’ai enfin découvert Bernard Minier et c’est une très bonne lecture. Tout d’abord, j’ai adoré le lieu, cette ambiance sur ces îles semblant être coupées de tout. Et surtout j’ai adoré me faire avoir comme une débutante. Car oui, certains éléments m’avaient mis la puce à l’oreille mais le dénouement final m’a énormément surprise, et cela, à force de lire des thrillers devient compliqué. On se sent très vite oppressé sur ces îles, comme pris au piège. Ce roman se veut aussi comme un cri d’alerte à la disparition de la vie privée ainsi que le côté néfaste des réseaux sociaux. En bref, j’ai adoré me faire mener par le bout du nez et malgré quelques longueurs, c’est une putain d’histoire qui nous est racontée ici.

« Les drones étaient sur le point d’envahir notre quotidien. Dans très peu de temps, ils livreraient les pizzas et nos commandes en ligne, veilleraient sur nos résidences plus efficacement que des bergers allemands, pollueraient le moindre site touristique. Et, à l’occasion, permettraient à des petits malins de venir mater dans votre jardin. »

Musique écoutée pendant la lecture : One hour of ocean with Thomas Newman

Ma note : 8/10

Les bouches, Nicolas Feuz

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Résumé :

Il vaut mieux éviter de faire resurgir les fantômes du passé. L’adjudant chef Eric Beaussant va le découvrir en retournant sur les terres de son enfance en Corse, plus précisément vers les Bouches de Bonifacio. À peine arrivé sur l’île, un cadavre est retrouvé échoué sur la plage avec à la place des yeux des débris de coquillages. Des années avant, en 1943, Hitler projette de faire remonter ses troupes d’Italie par la Corse. Un groupe de résistants va tout faire pour bloquer l’armée Allemande. La course contre la montre est lancée, il faut vite dénouer les éléments du passé avant que les fantômes de ce dernier ne le rattrape…

Mon avis :

Ma troisième lecture de Nicolas Feuz et encore une sacré claque ! Tout comme dans « Horora Borealis », l’auteur nous fait voyager entre passé et présent, entre scènes de guerre en 1943 et enquête policière en 2015. Évidement tout cela a un lien, une finalité qui ne se révèle que dans les dernières pages dans un final plus que parfait. Ce que j’aime avec cet auteur c’est sa précision, son sens du détail qui nous immerge totalement dans son histoire. J’ai été totalement absorbé par cette lecture et bouleversé par la fin. « Les bouches » fait parti de ces livres qui ne laissent pas indifférents et vous prennent aux tripes. La seule chose, si vraiment je dois trouver un point négatif, serait la trop grande ressemblance des prénoms des protagonistes, plusieurs fois j’ai du revenir en arrière pour me rappeler qui est qui. Mais encore une fois, c’est un détails. Joli clin d’œil également à « L’aliéniste », je vous ai mis le passage en question en extrait, j’adore cette idée de l’œil témoin. Je ne peux que vous recommander ce livre, surtout si vous ne connaissez pas Nicolas Feuz, il y a peu de scènes gores, ce qui en fait une bonne première lecture pour le découvrir.

« Elle avait en effet appris dans son enfance que l’humeur vitrée était le reflet de la vie d’une personne. Un miroir de son âme. Une réminiscence d’images de son existence. Elle constituait une sorte de mémoire virtuelle, capable de régurgiter des données après la mort, pour autant que l’homme en trouve la clé. »

Musique écoutée pendant la lecture : Sephen Warbeck, Polisse soundtrack

Ma note : 9/10

Les sept jours du Talion, Patrick Senécal

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Résumé :

La vie tranquille de Bruno Hamel et de sa compagne Sylvie bascule le jour où leur fille unique Jasmine, sept ans ne rentre pas de l’école. Très vite, la nouvelle tombe, comme un cauchemar. Leur petite fille est retrouvée morte, elle a été violée et assassinée. Leur monde s’écroule, avec la difficulté d’accepter la réalité. Le coupable est vite trouvé, avoue son crime sans remords ni aucune once de culpabilité. Après le choc vient la haine et elle s’empare de Bruno. Un projet fou germe dans son esprit. Il va capturer l’assassin de sa fille, le séquestrer pendant sept jours pour finir par le tuer. Pour la police, la course contre la montre commence en espérant que la folie ne dévore pas totalement Bruno…

Mon avis :

J’avais découvert Patrick Senécal avec le bluffant « Le vide », quel plaisir de le retrouver avec « Les sept jours du Talion ». Comme pour « Le vide », je me doutais que ce roman serait très sombre, très violent mais c’est la force de cet auteur, montrer la violence qui sommeille en chacun et qui peut se réveiller sans que l’on s’y attende. J’ai adoré ce livre que j’ai très vite lu en trois jours, le rythme est très prenant, on se laisse happer par les pages et cette descente dans la folie de Bruno. L’intrigue commence dès les premières pages, ne nous laissant aucun répit. Au départ, on peut penser que la réaction de Bruno est exagérée mais l’auteur nous pousse à nous remettre en question sans cesse, à nous mettre à la place de ce père désespéré. Le récit alterne entre le point de vue de ce dernier ainsi que du policier chargé de le retrouver. Je ne peux que vous conseiller cette lecture si vous avez le cœur bien accroché et que vous cherchez un bon page turner.

« Pendant les sept prochaines journées, chaque soir avant de te coucher, tu pourras te dire que le monstre qui a violé et tué notre fille vient de passer une journée de souffrance. Chaque jour, tu pourras te dire qu’il est en train de vivre les tortures qu’il a fait subir à Jasmine. Et chaque jour sera pire que le précédent. Il n’aura plus jamais sa saloperie de sourire moqueur, tu comprends ? Jusqu’à lundi prochain, tu sauras que quelque part l’assassin de notre fille est en train de hurler de douleur. Pense à ça, Sylvie, et ose me dire que tu es complètement contre cette idée. »

Musique écoutée pendant la lecture : Requiem for a dream, soundtrack

ma note : 9/10

Carnages, Maxime Chattam

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Résumé :

Lamar, Policier à New-York depuis une dizaine d’années est appelé en urgence pour se rendre à Harlem : une tuerie vient d’avoir lieu dans un lycée. Le jeune tueur est rapidement retrouvé, il a retourné son arme contre lui et s’est suicidé. L’affaire semble résolue et pourtant, il semblerait que cela ne soit que le début de l’horreur…

Mon avis :

Une petite lecture qui s’est faite en même pas une heure pour ma part, une très bonne découverte. Malheureusement un sujet qui fait encore trop souvent l’actualité, les tueries dans les écoles aux États-Unis. En moins de cent pages, Maxime Chattam arrive quand même à nous tenir en haleine et à nous surprendre. En bref, une très bonne lecture à dévorer d’une seule traite.

« Et les tirs continuèrent. 8h34. Quatorze personnes sont mortes. Vingt et une blessées, certaines pour le restant de leurs jours. Des centaines sont et resteront traumatisées. Dehors, la société s’éveille. Pour nourrir un nouveau jour. »

Musique écoutée pendant la lecture : Requiem for a dream full song

Ma note : 8/10

Jusqu’à ce que la mort nous unisse, Karine Giebel

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Résumé :

Vincent est un guide de montagne vivant dans son chalet isolé au cœur du parc du Mercantour, la région dans laquelle il a grandi et travaille désormais. C’est un homme meurtris, blessé par son passé qui ne vit que dans l’instant présent, dans sa passion pour la montagne pour tenter d’oublier les démons qui le ronge. Jusqu’au drame, celui de trop. La mort lui prend un être cher. L’enquête conclu rapidement à un accident, mais pour lui, il en est sûr, c’est un meurtre. Aidé par Servane, une jeune gendarme arrivée récemment dans la région, il va tout faire pour trouver qui se cache derrière ce meurtre.

Mon avis :

Décidément, ce n’est pas encore cette fois que je serai déçue par Karine Giebel. Cette fois, elle nous emmène en montagne, dans les alpes de haute provence pour une enquête trépidante. Je pense que l’auteure a passé du temps dans ces lieux afin de les retranscrire au mieux et c’est réussi. On est subjugué par la beauté des paysages sans y être, faisant des montagnes un personnage à part entière. Le personnage de Vincent est très attachant, malgré son attitude on n’a qu’une envie, l’aider à oublier, à tourner la page. Dans ces petits villages, on sent vite une impression d’oppression, une ambiance pesante. Tout le monde sait tout sur tout le monde, les secrets sont légion et chacun protège ses intérêts. Chaque personnage a un rôle à jouer, a son importance, tout se révèle dans les derniers chapitres. Si vous ne connaissez pas encore Karine Giebel, vous pouvez commencer avec « Jusqu’à ce que la mort nous unisse », un bon thriller sans scènes trop violentes. Mais attention, il ne faut pas oublier que les fins heureuses ne sont pas dans ses habitudes…

« La scène était insoutenable. Il avait pris dans ses bras le corps cassé, martyrisé, comme s’il voulait le consoler. Ce pantin avec qui elle avait joué, qu’elle s’était amusée à disloquer. Un cadavre déjà froid. Déjà loin. Déjà absent et pour toujours. Il serrait contre lui cet être si cher. Entre colère et désespoir, il demeurait immobile, impuissant. Il se surprit alors à haïr celle qu’il aime tant. Qu’il aimerait toujours, elle qui venait de dévorer un de ses enfants. »

Musique écoutée pendant la lecture : Game of thrones soundtrakc, beautiful calm music mix

Ma note : 9/10

Puzzle, Franck Thilliez

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Résumé :

Ilan a une passion, la chasse aux trésors. Pourtant, cela fait quelques temps qu’il a tout arrêté afin d’essayer de reprendre une vie normale et de ne plus passer des heures sur internet ou en compétition à tenter de résoudre des énigmes. Un beau jour, son ex Chloé avec qui il formait un binôme lors de ces jeux réapparaît dans sa vie. Paranoia, le jeu dont tout le monde parle dans le milieu presque en tant que légende refait parler de lui. La tentation est trop grande, Ilan accepte de rejoindre Chloé pour tenter d’y participer. Pour l’instant les règles sont simples : Règle numéro une, quoi qu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Règle numéro deux, l’un d’entre vous va mourir. Prêts à tenter de résoudre l’énigme de Paranoia ?

Mon avis : 

Encore une fois, Thilliez prouve qu’il est l’un des maîtres du thriller français. Quelle sacré claque ! J’ai lu ce livre très rapidement sur une journée tant j’étais prise dedans, je voulais savoir comment ça allait se finir. L’ambiance énigmes, chasse au trésor m’a transporté, j’étais totalement prise dans le jeu. Je me doutais un peu de la fin mais je me demandais comment l’auteur allait le justifier et quand tout se révèle dans les dernières pages, on ne peut qu’être scotché. Le gros plus, pour un livre de cet auteur, est de ne pas être violent du tout. Il peut être parfait pour vous lancer dans le genre du thriller. À lire si en plus vous avez aimé « Shutter island »…

« Sur la droite, la Seine coulait, épaisse, et paraissait aussi noire que le fleuve des Enfers. En face, la tour Eiffel étincelait de mille lumières, comme le seul îlot de chaleur dans les ténèbres. »

Musique écoutée pendant la lecture : Shutter island soundtrack

Ma note : 8/10