Reine de cendres, Erika Johansen

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Résumé :

Loin de la frénésie du palais royal, Kelsea la future reine légitime du royaume du Tearling a vécue son enfance et son adolescence à l’abri et protégée dans une petite maison au cœur de la foret. En effet, après la mort de sa mère, Kelsea faisait une cible de choix pour ceux désirant acquérir le pouvoir, elle a donc été cachée pour sa propre sécurité, car il était prédit qu’elle meure avant ses dix-neuf ans. Le jour de ses dix-neuf ans, âge auquel le trône lui revient de droit, une troupe de soldat vient la chercher afin qu’elle récupère son dû et reprenne le pouvoir que s’est attribué son oncle en son absence. La jeune femme, peu sure d’elle va débarquer dans un monde inconnu dont elle ne soupçonnait pas la violence. Elle va vite comprendre qu’elle n’a pas le choix, elle va devoir s’imposer et s’affirmer afin de combattre les injustices, les atrocités commises en son absence. Pour Kelsea, la lutte pour rétablir un royaume comme elle l’entend ne fait que commencer, le chemin sera long et semé d’embûches…

Mon avis :

Wahou, tout simplement incroyable, voila les premiers mots qui me viennent concernant ce livre. Encore une fois, à force d’en entendre que du bien je me suis dis qu’il fallait que je me fasse mon propre avis- C’est en plus accompagné en lecture avec « talesofmouny » sur instagram que j’ai découvert ce fabuleux premier tome de la trilogie du Tearling. L’histoire est fantastique, un univers avec lequel j’ai de suite accroché dans la même veine que Game of thrones en plus abordable et moins complexe à lire. D’ailleurs j’ai trouvé que la relation Kelsea/Massue fait beaucoup penser à la relation Arya/Le limier. J’avais peur que cela soit de la fantasy trop Young adult et au final il n’en est rien, je le conseille même plutôt pour jeune adulte/adulte.Dans ce premier volume, beaucoup d’éléments se mettent en place sans non plus trop nous perdre. On se laisse guider dans cette fabuleuse épopée en croyant y être tant les scènes sont bien décrites. La bonne nouvelle c’est que cette trilogie sera adaptée au cinéma avec Emma Watson, je me réjouis de voir ce que cela va donner. En attendant, je commence très prochainement la suite « Révolte de feux ». En bref, de la bonne fantasy à découvrir sans attendre.

« -Le monde est trop dangereux pour qu’on s’abandonne au sommeil.

-Et quand vous étiez enfant ?

-Je n’ai jamais été enfant. »

« Kelsea examina les volumes de plus près. Quelqu’un avait même pris la peine de les classer par auteur, en ordre alphabétique, en mélangeant les romans aux essais. Carlin s’en serait offusqué, mais Kelsea fut touchée par ces efforts. »

« Sur l’esplanade les cages pleines

Vont partir au loin vers Morsmesne

C’est alors que surgit la Reine

Et soudain les cages s’enflamment

Devant tous les Tears qui l’acclament

Si joyeux qu’ils versent des larmes. »

Musique écoutée pendant la lecture : Game of thrones soundtrack, saison 6

Ma note : 10/10

Aeternia, Gabriel Katz

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Résumé :

Bienvenu à Kyrenia, ville dans laquelle règne le culte religieux envers la grande déesse. Leth Marek, grand champion d’arènes pensait enfin goûter au repos et à la tranquillité en y débarquant pour profiter d’une retraite bien méritée. Sur sa route pour atteindre la capitale, il va croiser le chemin d’un culte itinérant qui va bouleverser son destin. Entre complots, fanatiques religieux et guerres de religion, plongez dans le monde d’Aeternia.

Mon avis :

Encore une fois un livre qui a attendu beaucoup trop longtemps son tour dans ma pal (c’est qu’on y est bien, c’est confortable..). Je n’ai fais qu’une bouchée des deux tomes qui composent la duologie Aeternia car impossible de m’arrêter. Gabriel Katz manie à la perfection l’art du cliff hanger, de croiser les intrigues ainsi que les personnages afin que tout se réunisse dans un final grandiose. J’ai beaucoup aimé l’ambiance ainsi que l’univers que l’auteur a réussi à créer, j’avais l’impression d’être au côté de Leth Marek et de parcourir ces terres. Je reconnais m’être fait avoir plusieurs fois en me disant « mais non c’est pas possible qu’il se passe ça ». Je ne peux pas vous en dire plus sans risquer de vous spoiler, c’est d’ailleurs pour cette raison que je réuni les deux livres dans la même critique. Amateurs de fantasy, de game of thrones (oui oui Gabriel Katz est aussi sadique que Georges R.R Martin), foncez découvrir cette duologie fantastique. Certaines scènes vous feront par ailleurs penser à game of thrones, notamment concernant la religion des Sept dirigée par le grand Septon.

« Kyrenia, la ville la plus célèbre -et la plus chère- des Terres communes, était la capitale des érudits, du commerce, des arts et de la mode. Jamais envahie, jamais impliquée dans une guerre, elle se targuait d’être un îlot de civilisation dans un monde de brutes, un modèle de diplomatie et de finesse. En un mot, le seul endroit au monde où un ancien champion de Morgoth ne susciterait que de l’indifférence. »

« Dans la tribune, les grands bourgeois s’installaient comme au spectacle, choisissant délicatement les friandises que des valets obséquieux leurs présentaient sur des plateaux en or massif. Kyrenia dans toute sa splendeur, toute en étoffes rares, en bijoux, en chapeaux invraisemblables… »

Musique écoutée pendant la lecture : Gladiator, Hans Zimmer

Ma note : 7/10

Saga Phobos, Victor Dixen

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Résumé :

Nous sommes dans un futur pas si lointain, cela pourrait même se passer aujourd’hui. Le gouvernement américain se retrouve surendetté. Un fond d’investissement multinational, Atlas capital rachète la NASA ainsi que tous ses équipements spatiaux. Afin de donner un nouveau souffle à la conquête spatiale, une télé réalité d’un nouveau genre est lancée, le programme Genesis. L’inscription est ouverte à toutes les jeunes filles et jeunes hommes majeurs pour cette émission novatrice. Le concept ? Six filles et six garçons seront choisis pour embarquer pour une mission de non retour pour Mars. L’émission sera diffusée 24h/24h et montrera le quotidien des filles d’un côté, des garçons de l’autre. Car oui, durant leur trajet pour Mars, ils seront séparés. Les seuls moments de rencontres se feront uns par uns lors de speed dating retransmis également en direct. Les couples seront formés peu de temps avant leur arrivée sur Mars. Une fois atteris sur leur nouvelle planète, chaque couple aura son foyer et pourra fonder sa famille et ainsi constituer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, jeune française orpheline de dix-huit ans fait partie de l’équipage et va voir sa vie changée à jamais dans cette aventure. Mais évidement, tout ne va pas se passer comme prévu, cela serait beaucoup trop simple. Il est trop tard pour regretter…

Mon avis :

Phobos fait partie de mes sagas coups de cœur de l’année, afin de ne pas vous spoiler, je vous ai fait une critique globale de la saga. Pourquoi j’ai tant aimé ma lecture ? Pour commencer, la plume de Victor Dixen est totalement addictive, on est plongé direct dans l’histoire dans cet aller simple pour Mars. Ensuite, j’ai totalement adhéré à cette idée de mélange télé réalité/conquête spatiale. J’ai déjà une aversion totale pour ces émissions, l’auteur décrit très bien ce voyeurisme, cette course à l’audience pour faire le buzz, les partenariats publicitaires. Le programme Genesis prend vite des proportions impressionnantes, le public ne décolle plus les yeux de son écran et vis l’aventure non stop avec les jeunes spationautes. Impossible de ne pas faire le lien avec ce qu’il se passe malheureusement actuellement dans notre société. Je me suis très vite attaché avec le personnage de Léonor, même si Kenji est également un personnage que j’ai beaucoup apprécié. Comment parler de Phobos sans parler de Serena Mcbee, présentatrice et organisatrice de l’événement qui cache bien des secrets.. Le petit plus de Phobos ? Il existe un tome Origines qui dévoile le passé des garçons, à lire entre le tome 2 et le tome3. Pour du young adult, je suis ravie de ma lecture, il y a certes de la romance mais au final elle passe souvent au second plan. Le seul reproche que je pourrais faire est la fin, j’aurai adoré un chapitre ou un tome épilogue qui se déroulerait quelques années plus tard. Cher Monsieur Dixen, je me réjouis de vous rencontrer au festival Livres sur les quais à Morges le week end prochain, je risque fort de craquer pour votre saga « Animale ». Pour aller plus loin, je vous laisse cliquer sur ce lien et voir le travail fabuleux qu’ont fait des booktubeuses pour faire vivre la saga. Si vous n’avez pas lu Phobos, qu’attendez-vous ? Accrochez vos ceintures et laissez-vous embarquer sur Mars.

« Six prétendants d’un côté

Six prétendantes de l’autre

Six minutes pour se rencontrer

L’éternité pour s’aimer. »

« -Elle ne se doute de rien, répond sèchement Serena Mcbee en dégageant sa manche. Ils n’ont aucune idée de ce qui les attend, aucun d’entre eux, pas plus que les dizaines de journalistes qui les assaillent, les centaines d’ingénieurs qui les entourent ou les millions de spectateurs qui les regardent. »

« Vous vous trompiez, Serena, je ne suis pas comme vous. Parce que vous, vous êtes vraiment seule… »

« Marcus : « La page de ma vie est déjà bien rempli, et un jour elle sera complètement noircie. Mais pour l’instant, il reste un endroit vierge, où je n’ai jamais su quoi écrire. » Il désigne du doigt son pectoral gauche, à l’endroit du coeur. La peau y est complètement blanche et lisse, libre de toute végétation, de toute inscription. »

« Marcus : « Il n’y a que la mort qui soit simple, et éternelle. Parce que tu vois, la vie, c’est compliqué, et c’est terriblement court. On a l’impression qu’on a tout le temps devant soi mais en réalité c’est comme une séance de speed dating: à peine entré dans la bulle, c’est déjà le moment de dégager. »

« Tu es une étoile, Léonor, une géante rouge , mais moi je suis un trou noir, et les trous noirs dévorent les étoiles qui s’approchent trop près d’eux. »

Musique écoutée pendant la lecture : 1 hour of epic space music

Ma note : 9/10