La mort en tête, Sire Cédric

Résumé :

En région parisienne, une séance d’exorcisme tourne mal. Un journaliste très connu était sur place et a tout filmé. Tout, vraiment tout ? La policière Eva Svärta est en charge de l’enquête et va avoir du mal à cerner la personnalité du journaliste.

Un homme mystérieux qui a survécu à une tuerie étant plus jeune et vit avec une balle logée dans la tête. En se lançant dans cette enquête, la policière ne se doutait pas que le rôles allaient s’inverser et qu’elle allait devenir la cible d’un tueur prêt à tout pour arriver à ses fins.

Mon avis :

En général quand je sors d’une lecture pas incroyable, je sais quels auteurs vont réussir à me happer et ne pas me lâcher jusqu’à la fin. Sire Cédric fait partie de ces derniers, surtout dans son registre mêlant thriller et fantastique. Une écriture fluide, des chapitres dynamiques et un suspense qui empêche de lâcher le livre. Attention cependant avant de lire plus loin cet article, « La mort en tête » est le troisième et dernier tome de la trilogie sur Eva Svärta, il contiendra quelques spoilers sur les volets précédents. Ici nous retrouvons donc la policière, qui reste un de mes personnages préféré pour ce style littéraire, qui pensait être un peu tranquille après les événements passés (cf. « De fièvre et de sang » et « Le premier sang »). La jeune femme est en plus enceinte de son compagnon, Alexandre Vauvert, également policier. Un couple fort, deux passionnés qui ne veulent pas lâcher leurs postes respectifs au sein de la police, quitte à vivre à distance.

Dans ce volet, Eva se trouve très vite être la cible d’un fou furieux, un homme qui n’a aucune limite, aucune peur et qui s’est fixé l’objectif de la tuer. Commence alors un jeu du chat et de la souris où cette fois la policière se trouve être la cible. Pour ne rien arranger, cette dernière et son compagnon auront du mal à trouver du soutien auprès de leurs collègues car tout semble les désigner coupables d’atrocités et de meurtres commis par le tueur lors de sa traque. Un tueur à la personnalité intéressante qui ne craint rien, qui n’a pas de limite et va vous donner des sueurs froides. Une traque qui va pousser nos deux protagonistes dans leurs retranchements et qui pourrait bien mettre en cause leur futur dans la police.

Comme à son habitude, Sire Cédric joue avec nos nerfs et nous amène au plus près de l’action, sans aucune limite. En tant que lecteur, on se sent impuissant face à ces événements qui arrivent aux personnages et on a qu’une envie, leur venir en aide et hurler au monde entier leur innocence. Le tout avec une touche de surnaturel que j’apprécie, bien que moins présente comparée aux deux précédents volumes. J’ai beaucoup apprécié ce tome qui cependant a un goût d’inachevé à mes yeux. Concernant l’intrigue principale, tout est résolu. Cependant, d’autres éléments sont mis en place sur un personnage de l’entourage d’Eva tout au long du livre sans être exploités. Sur ces éléments, on pourrait s’attendre à un quatrième tome au vu de la fin de « La mort en tête » mais il n’en est rien. Et c’est dommage car je quitte ces personnages avec nostalgie et l’impression de les laisser en plan. Cela reste néanmoins une très bonne lecture, je vous recommande grandement cette trilogie si vous avez le cœur bien accroché, que vous aimez le registre du thriller et surtout avec une bonne dose de surnaturel.

« L’enfer pue l’encens, la sueur âcre. L’enfer est bruyant. Il y a les cris. Beaucoup de cris. Des secousses, des râles, des gémissements. Puis davantage de hurlements et de spasmes, de coups de pied au hasard. Ce sont des sons inhumains, changeants, tantôt rauques et fatigués, tantôt aigus et rageurs, perçants comme des dagues, et il en vient toujours d’autres, par vagues, par assauts successifs. »

« Tous deux étaient policiers. Tous deux avaient voué leur vie à ce métier. Même leur rencontre avait eu lieu au cours d’une enquête, trois ans auparavant. Alexandre Vauvert était commandant au SRPJ de Toulouse, où il dirigeait son propre groupe, tandis qu’elle était affectée à la brigade criminelle de Paris. Deux villes séparées par sept cents kilomètres. Deux quotidiens dévorants qui ne laissaient pas la place à une relation à distance. Et pourtant… il y avait eu ça. Il y avait eu eux. Malgré les obstacles. Malgré son propre refus, au début. Ils avaient pu vivre ça. Le destin. Le bonheur. Enfin. »

« Ne reste que l’obsession. La pulsion de mort qui habite en lui jusqu’à emplir son être. Il ne pense plus qu’à ça désormais. Il pense à ce visage livide privé de vie, à ces yeux rouges couleur de sang, non plus à cause de leur maladie, mais parce qu’ils seront en train de saigner, lorsqu’il les écrasera à coups de talon. »

« Si l’on en croit cette histoire, chaque personne est faite pour une autre, bien spécifique, quelque part dans le monde. C’est le seul être que l’on puisse aimer sincèrement, véritablement. Avec lui, nous sommes comme les deux moitiés d’un tout. »

Ma note : 8/10

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