Heresix, Nicolas Feuz

Livre envoyé par la maison d’édition « Slatkine & Cie »

Résumé :

À Saint-Thibéry dans l’Hérault, les policiers sont en deuils, ils enterrent une de leur collègue. Mais le recueillement est interrompu par des cris à l’extérieur. Des hommes font leur entrée dans l’église avec gravé dans la peau, sur le torse : HERESIX.

Alexia pensait fêter ses dix-huit ans avec son petit ami qui lui fait la surprise de la faire voyager dans un mystérieux train fantôme qui n’apparait sur aucun horaire. Elle va très vite regretter de l’avoir suivi dans cette nuit qui va tout changer. Au Cap-d’Agde, c’est la petite Maeva qui est portée disparue. Dès le départ, les mœurs des parents de la petite fille vont leur porter préjudice.

Mon avis :

Je remercie encore la maison d’édition « Slatkine & Cie » pour leur confiance et l’envoi de ce livre. Cela fait maintenant un petit moment que je lis les parutions de Nicolas Feuz (en même temps en vivant en Suisse, c’est devenu un incontournable) et que je vois son succès grandir. Même si je dois l’admettre, j’avais été un peu moins emballée par certaines des dernières parutions que je trouvais moins abouties que ses premiers. Avec « Heresix », l’auteur revient en force au style que j’aime : un one shot puissant, impactant et très violent. Je vous préviens d’avance, si vous n’aimez pas être bousculé et que les scènes hard vous effraient, passez votre chemin. Ici, vous plongez en enfer dans plusieurs époques qui s’imbriquent au fur et à mesure de l’intrigue. Un enfer moderne dans lequel les violences faites aux femmes et l’esclavage sont encore malheureusement trop présents. Le trafic d’enfants pour des crimes sexuels est aussi au cœur de l’histoire, certains passages sont particulièrement difficiles mais nécessaires pour la construction des différents protagonistes.

Vous serez aussi en plein XIIème siècle dans lequel les guerres de religions entre cathares et catholiques montaient en puissance. Tout les éléments se rejoignent dans un final qui vous tient en haleine jusqu’au bout, jusqu’aux dernières lignes. J’ai beaucoup aimé ce one shot qui a su à de nombreuses reprises me surprendre. Je regrette juste peut-être un manque de développement sur les personnages et l’intrigue qui aurait également pu être plus approfondie. Concernant les personnages, ils sont tous prometteurs avec des passifs intéressants qui auraient mérités plus d’attention. Certains éléments m’ont également paru exagérés en terme de crédibilité mais l’ensemble fonctionne et lorsque tout se révèle, on ne peut qu’applaudir l’auteur. Car le plus gros point négatif au final, ironiquement bien sûr, c’est que j’ai dévoré ce livre en vingt-quatre heures et que j’aurai bien fais durer le plaisir.

Une sacré claque comme j’aime avoir quand je lis, un uppercut franc et direct. Au fur et à mesure, vous devinez certaines choses mais je vous mets au défi de dénouer la vérité avant la fin, bon courage ! Car c’est ce que j’aime dans ce registre, être surprise et ici c’est le cas à de très nombreuses reprises. Les chapitres sont courts et vous font voyager au fil du temps, au fil de différentes barbaries aussi bien envers les femmes qu’envers les cathares. Une très bonne lecture que je vous recommande pour public averti cependant. Si vous voulez un livre qui décoiffe, bouscule tout en abordant des sujets sociétaux importants, foncez !

« Les larmes coulaient de son unique oeil valide, l’autre n’existait plus : il n’y avait qu’une orbite vide et une plaie béante. Des coulures de sang séché souillaient la partie gauche de son visage. Avec son unique oeil grand ouvert, il était nu. Les cinq autres l’étaient aussi, mais ils avaient eu moins de chance que lui, on leur avait crevé les deux yeux. Tous les six avaient le nez tranché au ras du visage. Et tous les six portaient sur la poitrine les mêmes lettres de sang, gravées au couteau dans la chair à vif : HERESIX. »

« La curiosité gagnait la jeune fille. Depuis quand pouvait-on réserver tout un wagon ? Elle crut d’abord qu’Arnaud plaisantait et voulut en faire la remarque, quand un détail la frappa. De l’extérieur on ne voyait rien dans le train, les vitres étaient comme des glaces sans tain. »

Ma note : 8/10

2 commentaires sur “Heresix, Nicolas Feuz

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