Les mal-aimés, Jean-Christophe Tixier

Résumé :

Fin des années 1880, des enfants sortent d’une maison d’éducation désormais fermée dans un état lamentable pour ceux qui ont la chance d’en sortir en vie. Au cœur du village, ce n’était un secret pour personne que ces enfants étaient maltraités. Certains habitants ont même participé avec plus ou moins de gravité à les martyriser et surtout à fermer les yeux sur la situation.

Lorsque dix-sept ans plus tard d’étranges événements surviennent, les villageois en sont sûrs, les fantômes du passé sont revenus les hanter.

Mon avis :

Bon. Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Aller au bout de cette lecture a été périlleux. Je l’ai lu dans le cadre du Prix des lecteurs du livre de poche et c’est cela qui m’a poussé à terminer le livre, sinon je pense que j’aurais abandonné la lecture en cours de route. Alors pourquoi cela a été aussi laborieux, alors que le résumé était plutôt prometteur ? Tout d’abord j’ai eu beaucoup de mal avec le style de l’écriture, même si cela retranscrivait assez bien l’ambiance glauque régnant dans le village. On sent un côté malsain et oppressant du début à la fin qui imprègne totalement le lecteur. Mais justement c’était trop. Trop de vulgarité, trop de descriptions malsaines pour au final laisser le lecteur sur sa faim. De nombreux éléments sont mis en place, me perdant très rapidement. Dès le début, on sait qu’il s’est passé des choses horribles dans ce bagne pour enfants au travers des mémoires des habitants. Je m’attendais de ce fait à ce que le passé concernant les enfants soit beaucoup plus présent et cela n’a pas été le cas. On se retrouve à suivre ces villageois tous plus abjects les uns que les autres, vivant avec la peur d’une vengeance des fantômes des enfants, quelques remords pour certains mais le sujet du bagne s’arrête ici. Quelques personnages dont Blanche m’ont quand même touchée mais tous auraient mérité plus d’approfondissements. J’ai toutefois apprécié les débuts de chapitres qui commençaient tous par la fiche d’identité d’un enfant lors de son entrée au bagne, suivi du motif de la condamnation qui sont tous plus aberrants les uns que les autres. Au final j’ai trouvé ce récit très lourd, sans trop de surprises et laborieux à lire. Je me demande aussi si ce livre n’aurait pas eu une meilleure place dans un registre littérature plutôt que policier. C’est dommage surtout concernant un sujet aussi intéressant avec un fort potentiel.

« Ses pensées filent alors dix-sept ans en arrière, jusqu’à ce matin d’hiver où le bagne s’était vidé. Pour toujours. Dans sa tête c’était hier, car ce moment s’est agriffé à son esprit comme le lichen s’accroche sur le côté des rochers qui ne voit pas le soleil. »

« Ici, la terre ne se donne pas aux hommes qui se contentent d’attendre ou de la supplier. Elle ne respecte que ceux taillés pour lui résister, l’affronter, la forcer à donner ce qu’elle n’est pas prête à donner, ceux capables de créer une dépendance réciproque. »

Ma note : 3/10

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