Celle qui pleurait sous l’eau, Niko Tackian

Résumé :

Le corps d’une jeune femme, Clara, est découvert flottant dans une piscine. Elle a les veines tranchées et s’est vidée de son sang. Tout laisse penser qu’elle s’est donnée la mort volontairement.

Tomar Khan est chargé de l’enquête. Pour lui, cette dernière sera vite bouclée étant donné l’évidence du suicide. Mais sa collègue Rhonda n’est pas de cet avis. Pour elle, quelque chose se cache derrière la mort de cette jeune femme décrite comme joviale et aimant la vie par son entourage. Elle va devoir convaincre Tomar de l’écouter et comprendre pourquoi Clara en est arrivée là.

Mon avis :

Avec « Celle qui pleurait sous l’eau » je découvre enfin la plume de Niko Tackian grâce au prix du Livre de Poche 2021. Une intrigue qui démarre très vite et c’est quelque chose qui me plait. Dès le départ le lecteur sent que Clara ne s’est pas donnée la mort sans raison. Alors on se laisse porter par l’acharnement de Rhonda pour trouver la vérité. Une policière qui a du flair et fera tout pour resoudre cette affaire. Puis d’un autre côté il y a une intrigue parallèle sur Tomar. Car oui, je l’ai découvert en lisant ce livre, ce personnage est récurrent avec cet auteur. De ce fait, des événements ont été mis en place précédemment et continuent d’être développés ici. Et c’est ce qui m’a gêné. La plupart du temps je fais en sorte de bien lire les tomes avec les mêmes protagonistes dans l’ordre afin de suivre les intrigues de fonds. Ou alors si je ne le fais pas, j’apprécie que cela n’affecte pas ma lecture. Car ici j’ai manqué d’empathie pour les personnages mais uniquement à cause de cette raison, avec l’impression de prendre une série en cours de route. Notamment concernant l’intrigue concernant Tomar et son passé, j’étais totalement détachée et inintéressée car trop d’éléments se rattachaient à son passé expliqué dans les précédents tomes. Mon autre reproche concerne le déroulé de l’enquête qui était finalement sans surprise, tout comme le dénouement final. Mais mis à part cela, j’ai beaucoup apprécié le thème principal des violences faites aux femmes. J’aurais cependant aimé plus de passages flashback concernant Clara et sa descente aux enfers. Clairement, un personnage qui aurait mérité que l’on s’y intéresse plus. Un sujet plus que jamais d’actualité qui prouve également que la violence peut être physique mais aussi psychologique. L’auteur livre ici un récit au message fort, porté par des personnages féminins avec du caractère.

« Un mercredi comme les autres. IL aperçoit sur le plan de travail en inox une trace cerclée de café. « C’est toi qui a fait ca ? » Prise au dépourvu, je mets du temps à comprendre de quoi il retourne. Après tout, il suffit de passer un coup d’éponge. Mais IL a les yeux exorbités, il s’approche de moi comme une bête sauvage. »

« Il avait des yeux sombres, aussi sombres que ceux de son ex-mari, aussi sombres que ceux de tous les connards qui battaient leurs femmes. Ce n’était pas une question de couleur, c’était leur âme qui avait perdu la lumière. Elle pouvait lire sur son visage à quel point il la détestait pour oser se dresser face à sa domination. »

Les plus :

-Rythme rapide

-Petit format

-Thème des violences faites aux femmes

Les moins :

-Intrigue de fond moins intéressante si l’on n’a pas lu les précédents tomes

-Manque de surprise dans le déroulé de l’enquête ainsi que le dénouement

Ma note : 7/10

Un commentaire sur “Celle qui pleurait sous l’eau, Niko Tackian

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