Sous le parapluie d’Adélaïde, Romain Puértolas

Résumé :

Dans la petite ville de M, Rose Rivières a été tuée le matin du 25 décembre. Le comble est que la scène s’est déroulée lors du spectacle de Noël, avec la présence de plusieurs centaines de personnes mais sans aucun témoin. Le meurtrier semble être difficile à trouver dans ces conditions, dans une petite ville où tout le monde se connait.

Et si le seul témoin se trouvait sous le parapluie d’Adélaïde ?

Mon avis :

J’avais découvert Romain Puértolas l’année passée avec l’excellent « La police des fleurs, des arbres et des forêts ». Alors quand j’ai su que sa dernière parution était dans le même style, j’ai foncé. Et je n’ai pas regretté. Si vous n’êtes pas fan de romans policiers, d’hémoglobine et de thrillers, ne vous inquiétez pas, ce livre vous plaira. Même s’il s’agit d’une enquête et de trouver l’assassin de Rose, le style se veut plutot humoristique, théâtral voir même absurde. Ne soyez par ailleurs pas surpris ou choqué par certains termes ou vocabulaire utilisé dans ce livre, l’histoire se déroule dans les années 1920 et les mentalités étaient bien différentes. L’époque est par ailleurs assez bien retranscrite, un tableau de la France rurale de ces années. Le lecteur suit l’histoire avec Martine, une jeune avocate dont le client se trouver suspect dans l’affaire. On découvre donc pas à pas son enquête pour innocenter ce dernier, le tout rythmé par de multiples rebondissements. Comme dans une partie de Cluedo, le lecteur se demande qui a bien pu tuer Rose. L’histoire avance de surprises en surprises jusqu’au rebondissement final qui m’a encore une fois bluffé du niveau d’un tour de magie. Je crois que j’ai même du me retenir d’avoir un fou rire, de me rendre compte encore une fois à quel point je m’étais fais avoir. C’est donc pour ma part une réussite, un coup de maître. La preuve que l’auteur sait se jouer de nous et nous manipuler alors que la réponse était évidente. Si vous avez envie d’être étonné, de passer un bon moment de lecture, foncez lire cette petite merveille qui saura vous éblouir. Un coup de cœur sans fautes qui se dévore tout seul. Un petit conseil, l’histoire est indépendante du précédent livre mais vous apprécierez d’autant plus les petits clins d’œil si vous lisez « La police des fleurs des arbres et des forêts » avant « Sous le parapluie d’Adélaïde ».

« Il lui souriait, lui caressait la joue en plongeant dans le sien ce regard bleu qui n’avait plus rien de celui dont elle était tombée amoureuse. L’océan en était parti. Il ne restait plus que l’écume. »

« Basile Boniteau se laisse pousser sans rien dire, même s’il aurait préféré venir jusqu’ici avec sa voiture. Il a protesté avec véhémence, comme à chaque fois qu’on l’en empêche, mais la bonne femme n’a rien voulu savoir. Avec un culot monstre, elle lui a enlevé le volant des mains, l’a fait descendre de la Citroën rouge et l’a installé dans le chariot avec de grands gestes et de grands Herr basile, setzen Sie sich hierher ! (Monsieur Basile, asseyez-vous donc ici !) qui faisaient peur à voir. »

Ma note : 10/10

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