Pandemia, Franck Thilliez

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Résumé :

Trois cadavres de cygnes sont retrouvés dans une réserve ornithologique. Amandine, scientifique de l’institut Pasteur est contactée pour faire des prélévements par crainte d’une grippe aviaire. Dans les jours qui suivent, d’autres cadavres d’oiseaux sont retrouvés à divers endroits, faisant craindre le pire. Dans le même temps, l’équipe de Sharko et Henebelle est amenée à enquêter sur le meurtre d’un homme et de son chien à proximité d’un étang.

Personne ne soupconne alors le danger qui menace le monde…

Mon avis :

Cela faisait des mois que je devais continuer ma lecture de la série Sharko/Henebelle après avoir refermé « Angor ». Mais au vu de la situation de ces derniers mois, je ne me sentais pas trop de lire « Pandemia » en plein confinement. Alors j’ai attendu, j’ai été patiente et finalement je me suis lancée il y a quelques temps. On retrouve nos deux protagonistes juste après les événements du dernier volume. D’ailleurs je me permets une petite parenthèse. Chaque volet de la série peut se lire seul. Mais si vous avez envie de lire la série en entier et de tout comprendre par rapport au passé des personnages, je vous conseille grandement une lecture dans l’ordre pour apprécier pleinement cette série incroyable. Cette fois, ils vont devoir affronter un mal invisible, une épidémie de grippe aviaire. Cest une veritable course contre la montre qui commence, une enquête glaçante et effrayante. Comme à son habitude, Franck Thilliez s’est énormément documenté pour ce livre et cela se ressent. Surtout avec la pandémie de Covid-19 que nous sommes en train de vivre, on se rend compte en lisant « Pandemia », publié en 2015, que l’auteur était très proche d’une réalité future. Notamment en ce qui concerne la rapidité de propagation d’un virus, on ressent bien que Franck Thilliez a voulu coller au plus proche d’une réalité scientifique. Une écriture toujours aussi efficace, redoutable qui vous capture et vous garde jusqu’à la dernière page. Dans ce volet un nouveau personnage, Amandine fait son apparition. Une scientifique incroyable qui va être d’un grand soutien à la police. Le scénario de l’intrigue est glaçant de réalisme, surtout après ce que nous sommes en train de vivre. Une histoire prémonitoire qui montre à quel point un virus peut se propager à une vitesse folle dans notre société ultra mondialisée, comment les médias et le pouvoir camouflent la gravité des faits. Une réflexion sur la place trop importante que l’Homme a pris sur la planète Terre. Si je devais pointer un aspect négatif, qui n’en est pas vraiment un, cela serait le personnage de Lucie que j’ai trouvé trop absente dans ce tome. Un très bon volume, je me réjouis de lire le suite, « Sharko ».

« Trop de tarés peuplaient cette planète. Leur combat n’avait plus beaucoup de sens, Sharko le savait. Et pourtant, ils recommençaient, enquête après enquête. Juste parce que c’était leur job. Et qu’ils étaient faits pour ça. »

« Des gens toussaient. La plupart mettaient leur main devant la bouche, poliment, puis les posaient ensuite sur les barres, les sièges, les poignées de porte. Certains virus comme la grippe pouvaient vivre largement plus que vingt-quatre heures sur de l’inox. Les microbes se répandaient partout, transitaient d’un individu à l’autre, s’insinuaient dans les fosses nasales, arrivaient aux poumons, puis au sang. Rien ne pouvait les empêcher de se propager. Il y avait rien que dans la rame, des millions de fois plus de micro-organismes que d’humains sur Terre. »

« L’incertitude est notre pire ennemie en termes de microbes. On peut prédire la trajectoire d’un astéroïde, la durée d’une éclipse solaire, or une pandémie est imprévisible. Et complètement invisible. Elle n’abîme pas les infrastructures, les constructions, contrairement à une guerre. Elle ne s’attaque qu’à ce qui vit. Il n’y a pas de monuments de commémoration ni de tombes alignées dans les cimetières une fois qu’elle a tout balayé. »

« Les microbes ont le pouvoir de détruire l’humanité. Rien ne peut les arrêter. Ils ne connaissent pas les frontières, ils ne s’arrêtent pas quand on brandit nos armes. »

Musique écoutée pendant ma lecture : Epic Music Mix, One hour of World Of Warcraft soundtrack

Ma note : 9/10

4 commentaires sur “Pandemia, Franck Thilliez

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