Le douzième chapitre, Jérôme Loubry

20200823_181142-01

Résumé :

David, brillant écrivain à succès de romans policiers voit sa vie basculer lorsqu’une mystérieuse enveloppe est déposée devant sa porte. À l’intérieur, un manuscrit qui rappelle à David de mauvais souvenirs. L’auteur anonyme semble tout connaître de ce fameux été 1986 lorsque David avait douze ans.

Il contacte de suite son éditeur et ami d’enfance, Samuel. Ce dernier a également reçu la fameuse enveloppe, identique à un détails près : chacun a un chapitre douze personnel. C’est le début d’une plongée dans les souvenirs du passé, ceux que l’on préférerait oublier…

Mon avis :

Après un gros coup de cœur pour « Les refuges », j’ai eu envie de découvrir d’autres livres de Jérôme Loubry. C’est ainsi que je me suis retrouvée à lire « Le douzième chapitre ». J’ai de suite accroché avec le personnage de David, une personnalité complexe et surtout marquée au fer par les événements de cet été 1986. L’ambiance qui plane au dessus de ce livre est tout bonnement incroyable. Un mélange de nostalgie, de souvenirs d’enfance que l’auteur a su retranscrire à merveille. En tant que lectrice je ressentais cette insouciance, cette force de l’enfance, l’émoi des premiers amours. Une lecture sur le passage de l’enfance à l’âge adulte, sur la perte de l’innocence. Mais une ombre oppressante rode au dessus de cette histoire, comme si le mal s’infiltrait un peu partout. Le lecteur comprend très vite qu’il s’est passé quelque chose de grave pendant ce fameux été. Mais quoi ? Jusqu’au bout vous aurez des doutes. Mais « Le douzième chapitre » est bien plus qu’une simple enquête à résoudre. C’est un livre sur une époque, sur des usines qui ferment les unes après les autres, le chômage qui touche des familles entières mais aussi le rôle des médias lors d’affaires criminelles. Je tiens également souligner la qualité exceptionnelle de l’écriture de Jérôme Loubry, une écriture poétique et musicale qui vous transporte dans son histoire. Un très bon roman policier qui m’a touché et ému.

« Je me souvenais de ces paroles. De ce moment. De ce sentiment indistinct. Du soleil mourant. De la plage qui se vidait. De la mer qui se retirait. De cette nature qui semblait, tout comme moi, ne pas vouloir entendre la suite. »

« J’avais dix-huit ans. Un âge égoïste. Un âge où l’on fuit les murmures de l’enfance. Où l’on devient sourd. Jusqu’à ce que les murmures des souvenirs évanouis reviennent nous hanter, des années plus tard. »

« J’étais une vague qui ne tentait nullement de caresser le rivage mais au contraire de s’en éloigner, luttant à contre-courant de son envie de vérité. »

Musique écoutée pendant ma lecture : Archive, Again instrumental version

Ma note : 8/10

Un commentaire sur “Le douzième chapitre, Jérôme Loubry

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s