Dans son silence, Alex Michaelides

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Résumé :

Alicia est une jeune peintre britannique qui commence à avoir sa petite renommée. Elle vit avec son mari, Gabriel, photographe de mode. Tout bascule lorsqu’un jour, Alicia est découverte totalement perdue, recouverte de sang face au corps de son mari défiguré par les balles de pistolets qu’il a reçu en pleine tête.

L’affaire devient très médiatisée et tout le monde essaye de comprendre ce qui a bien pu se passer. Le problème c’est que depuis ce jour, Alicia refuse de parler, aucun mot ne sort de sa bouche. Elle est internée dans une clinique psychiatrique car jugée irresponsable. Six années plus tard, Theo Faber, psychothérapeute réussit enfin à être embauché dans la clinique où Alicia est internée. Il n’a qu’une seule obsession, réussir à faire parler cette patiente si particulière…

Mon avis :

Alors. Comment vous dire. « Dans son silence » est l’exemple typique de lectures que je redoute. Un livre encensé par la critique et la communauté de blogueurs littéraires. La barre était haute et je plaçais beaucoup d’espoir dans cette intrigue. L’histoire commençait plutôt bien, les chapitres alternent le passé, le présent, le point de vue d’Alicia, le point de vue de Theo. Et c’est là que ça a commencé à me déranger, je n’avais pas envie d’en savoir autant sur le personnage de Theo. J’avais envie d’en savoir plus sur Alicia. Mais l’intrique me tenait en haleine. Pourquoi Alicia refuse de parler ? Que s’est-il passé lors du meurtre ? Et ce qui m’a très vite inquiétée était de voir les pages défiler et de constater que l’histoire n’avançait pas au rythme que j’espérais. Lorsqu’il me restait une trentaine de pages à lire, j’ai compris que le dénouement serait très rapide et certainement pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Et j’ai eu raison. Lorsque j’ai refermé les dernières pages j’ai eu une grosse déception de constater que c’était fini, que je n’en saurais pas plus. Une histoire qui avait pourtant un potentiel énorme à mes yeux mais pas assez exploité. Par exemple, tout le long du livre on en découvre plus sur Alicia, on se rend compte qu’elle n’avait pas que des amis, loin de là. Mais au final, cela n’apporte rien à l’histoire. Et alors le clou du spectacle, la révélation finale, LA réponse que le lecteur attend depuis le début est juste invraisemblable. Tant de détours pour amener ce dénouement tiré par les cheveux qui en plus se termine en quelques pages, laissant un gros goût d’inachevé. Dommage, cela n’a pas fonctionné avec moi mais je sais que ce livre a quand même su conquérir grand nombre de lecteurs.

« La police l’interrogea en présence de son avocat. Elle ne prononça pas un mot pendant l’interrogatoire. Ses lèvres étaient pâles, exsangues, elles tressaillaient de temps en temps sans qu’aucun son ne sorte de sa bouche. Elle ne répondit à aucune question. Elle ne pouvait, ne voulait pas parler. Elle ne dit rien non plus lorsqu’elle fut mise en examen pour le meurtre de Gabriel. Elle resta muette quand on l’arrêta, se refusa à nier ou avouer sa culpabilité. Alicia ne parla plus jamais. Son silence tenace transforma cette banale tragédie en une affaire de bien plus grande ampleur : un mystère, une énigme, qui accapara les gros titres et nourrit l’imagination du public au cours des mois suivants. »

Musique écoutée pendant ma lecture : Ernesto Cortazar, Beethoven’s silence

Ma note : 3/10

2 commentaires sur “Dans son silence, Alex Michaelides

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