Le collectionneur et L’ossuaire, Fiona Cummins

Un fois n’est pas coutume, il s’agit ici d’un article double car les éléments du deuxième livre révèlent beaucoup de détails concernant le premier volume.

L’ossuaire a été envoyé par la maison d’édition « Slatkine & Cie »

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Le collectionneur

Résumé :

À Londres, un homme étrange mène une double vie. Une vie dans l’ombre, monsieur tout le monde qui se fond dans le décor. Mais sa face cachée est sombre, très sombre.

Il perpétue une tradition particulière de sa famille, une collection d’os spéciaux. Son objectif est de trouver des spécimens rares, des os de personnes atteintes de malformations physiques. Et justement il a repéré deux enfants qui lui permettraient de compléter sa collection…

Mon avis :

Je pense que « Le collectioneur » faisait parti des livres que j’avais le plus envie de découvrir. Je me suis plongée dans cette histoire et très vite le ton est donné avec une ambiance particulièrement oppressante. On suit plusieurs personnages au cours des chapitres dont le fameux collectionneur, ce personnage de l’ombre qui cherche à terminer l’oeuvre de son père. Un homme obnubilé par les déformations physiques et surtout la rareté. Depuis tout jeune, il a aidé son père dans cette passion hors norme, et aujourd’hui c’est lui qui continue de remplir ce musée personnel. Pour arriver à ses fins, tous les moyens sont permis, y compris le pire. Ce que j’ai aimé dans cette histoire, c’est la réflexion faite autour des personnages. Certes, il y a les deux enfants qui souffrent de malformations, mais à y regarder de plus près, tous les autres personnages sont également brisés. Entre la femme trompée, un homme qui ne s’épanouit pas au travail, tous ne sont pas épargnés par la vie. Fiona Cummins a réussi a créer des personnages brisés physiquement mais aussi mentalement. Cela donne un rendu très intéressant et cohérent avec l’histoire. Plusieurs intrigues se déroulent simultanément et la toile reliant tout cela se tisse petit à petit. Il m’a fallu cependant un peu de temps pour m’habituer au style d’écriture de l’auteure qui est assez vif et surtout sa façon de passer très vite d’une situation à une autre. Cela faisait que j’étais un peu perdue par moment. Mais à part cela, j’ai passé un bon moment même si j’espérais en découvrir plus sur le collectionneur. Mais à l’heure où j’écris cet article, je suis actuellement en train de lire « L’ossuaire », la suite de ce livre. Car oui, après avoir lu « Le collectionneur », il sera difficile de ne pas la lire…

« Mais Fitzriy ne peut pas penser à la lumière sans penser à l’obscurité. Dans sa conscience est gravée au fer rouge l’image de cette éclosion juvénile piégée par la pâleur de la mort, et elle se demande si ses doigts insidieux caressent déjà le visage de Clara. »

« Généralement, il préfère attendre qu’ils soient morts avant de se mettre au travail avec son couteau. Il aime l’art de la dissection, les organes que l’on retire délicatement, la peau que l’on pèle. Le reste, il le laisse à sa colonie. »

« Il veut lui faire comprendre que les mots ne sont pas des confettis qu’on lance pour s’amuser et que le vent emporte, mais des blocs de béton qui peuvent terrasser un homme. »

« Une obscurité sinistre a pris possession de la pièce, les filaments de crépuscule qui se déversaient par la fenêtre ont été vaincus depuis longtemps. La lueur de la lampe s’insinue entre les vertèbres des squelettes suspendus au plafond, illuminant les surfaces incurvées et allongées des os. Les échos de leur existence passée flottent dans son musée comme des notes de musique. »

Attention, ce résumé révèle des éléments du premier volet

L’ossuaire

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Résumé :

Après les événements du premier livre, le collectionneur se cache plus que jamais. La police le recherche activement après sa fuite. Et surtout, l’inspectrice Ella Fitzroy s’est donnée comme but de retrouver à tout prix Clara Foyle, la petite fille de cinq ans toujours portée disparue et enlevée par le tueur. De leur côté, Jackey et sa famille se remettent doucement des récents traumatismes qu’ils ont vécu. Ils ont pris la décision de déménager, de partir pour se reconstruire. Mais une ombre rode…

Mon avis :

J’étais plutôt emballée par cette histoire et cette idée du collectionneur. La fin du premier volume m’avait fait d’ailleurs commencer directement « L’ossuaire ». On reprend l’histoire quelques mois où on s’était arrêté. La police continue la traque du tueur et de la petite fille dont l’espoir de la retrouver en vie s’amenuise de jour en jour. Fionna Cummins reprend ici les mêmes codes que dans son précédent livre. Des chapitres courts ciblés sur un personnage avec une indication sur la temporalité. Et c’est encore ce qui m’a gêné dans cette suite, un rythme presque trop rapide qui donne une impression de perdre le lecteur et la sensation de passer trop vite d’une situation à une autre. Pourtant ce deuxième volet était prometteur compte tenu des éléments mis en place précédemment. De nouveaux personnages font leur apparition comme par exemple le jeune Saul. Mais comme pour le reste de l’histoire, je n’ai pas été convaincue par leur intérêt. J’ai été je dirais même frustrée car plus les pages défilaient, plus je me rendais compte que la fin ne serait pas à la hauteur de ce que j’en attendais. Certains passages m’ont cependant beaucoup marqués mais cela n’a pas suffit. Pour moi, Fiona Cummins avait une histoire en or qui aurait pu être beaucoup mieux exploitée et poussée encore plus loin. Son gros plus est d’avoir réussi à créer une ambiance globale oppressante dans laquelle chacun semble combattre ses propres démons. Je reste donc partagée par cette lecture qui était pourtant si prometteuse.

« Des fées. Telle est sa première pensée. Elle fait un vœu, même si elle a depuis longtemps perdu tout espoir de le voir se réaliser. Elle ferme les yeux, en sachant qu’elles auront disparu quand elle les rouvrira. Encore un effet de son imagination. Le froid est cruel. Il possède des dents qui mordent ses os et des griffes qui labourent la peau de son visage, à nu. »

« Une seule conversation peut modifier le cours de l’avenir. Pour tout le monde. L’effet papillon. »

Musique écoutée pendant ma lecture : World of warcraft, The burning crusade soundtrack

Ma note : 7/10

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