Sa majesté des ombres, Ghislain Gilberti

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Résumé :

En 2003, un cartel de la drogue règne sur le Haut-Rhin et sème des cadavres partout ou il passe. Lors d’une intervention qui ne se déroulera pas comme prévu, les meneurs semblent hors d’état de nuire et les forces de l’ordre pensent qu’ils n’en entendront plus jamais parler. Sauf qu’en 2010, tout semble relier des meurtres non élucidés à ce qu’il s’était passé lors de l’intervention de 2003.

Cécile Sanchez, brillante commissaire de police, criminologue, victimologue et surtout spécialiste en analyse gestuelle et en langage non-verbal va reprendre l’affaire depuis le début. Mais le temps presse, rien ne semble arrêter ces tueurs de l’ombre aussi dangereux qu’organisés.

Mon avis :

Incroyable. Dingue. Explosif. Voilà comment je qualifierais ce livre en ayant terminé les dernières pages aujourd’hui. Ne prenez pas peur en voyant la taille du livre, 721 pages pour le format poche, il se lit tout seul. Vous êtes de suite plongés en immersion dans cette histoire, au cœur de l’action. L’auteur est un ancien tireur de précision pour l’armée de terre et on sent au fil des pages son sens du détail qui apporte un réalisme concernant les procédures. Une grosse première partie de l’histoire se déroule en 2003 pour finalement reprendre en 2010, ce qui permet de poser des bases solides pour la plus grosse partie de l’intrigue. On suit en fil conducteur ces trafiquants de drogue pas comme les autres qui semblent appartenir à une meute. Une meute sans merci qui n’hésite pas à tuer pour se protéger, à brûler toute trace de leur passage et à éliminer les pions lorsque le danger se rapproche. Le tout dans le but d’empêcher quiconque de remonter jusqu’à la tête du réseau. Les personnages sont tous plus incroyables les uns que les autres, même si j’ai eu un gros coup de cœur pour Cécile Sanchez. Une femme prête à tout pour résoudre cette enquête et qui mène l’intrigue avec une personnalité incroyable. Ghislain Gilberti s’amuse avec vos nerfs, plusieurs fois j’ai eu envie de balancer le livre tellement j’étais choquée et triste de ce qu’il se passait. J’avais un peu peur de la taille du livre mais finalement, les scènes d’actions se multiplient et je n’ai pas vu passer les pages. J’ai même apprécié les petites longueurs qui sont présentes pour nous rappeler une certaine réalité du travail d’enquêteur, que des affaires comme celle-ci ne peuvent pas se résoudre en deux jours. C’est ce que j’ai le plus aimé dans ma lecture, son côté réaliste et étalé dans le temps qui vous transporte au plus prés de l’histoire. La notion des ombres et du rapport à la lumière, la dualité entre le bien et le mal est aussi très intéressante. Je me réjouis d’en savoir plus sur ces fameuses ombres dans les prochains tomes. Il est difficile de parler de « Sa majesté des ombres » sans trop en dire sur l’intrigue qui est le premier tome d’une trilogie dont le dernier tome sortira prochainement. On sent très vite que l’auteur avait en tête dès le début les grandes lignes de « La trilogie des ombres ». C’était une découverte pour ma part de cet auteur dont le succès n’est plus à prouver. Si vous avez le cœur accroché, que vous avez aimé des séries comme « Narcos » ou encore « Breaking bad », foncez vous ne le regretterez pas. D’ailleurs Netflix si vous passez par ici, une adaptation en série de la trilogie des ombres serait la bienvenue. À bon entendeur…

« Malgré elle, Cécile sent un long frisson lui parcourir l’épine dorsale. Tension de tous les muscles horripilateurs qui couvrent son corps d’une chair de poule prononcée. Paralysie complète, nuque bloquée, colonne vertébrale pétrifiée, membres lourds. »

« Un hurlement de bête trouve son chemin depuis les profondeurs les plus noires de l’esprit du condamné jusqu’à l’extérieur. »

« Le bas du visage apparaît un instant dans la lumière; ses lèvres sont animées, à la manière des gens qui parlent seuls. Ni l’un ni l’autre n’a le temps de hurler. Deux détonations déchirent le brouhaha de la ville et le transforment en un silence lourd et épais, l’espace d’une fraction de seconde. La troisième, qui suit presque immédiatement, déchire ce silence avec violence et déclenche un chaos épouvantable. »

Musique écoutée pendant ma lecture : The unforgivan I,II,III, Metallica

Ma note : 10/10

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