Octobre, Søren Sveistrup

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Résumé :

Dans la banlieue de Copenhague au mois d’octobre, le corps d’une jeune femme est découvert près de jeux pour enfants. Une de ses mains a été découpée et plus étrange, un petit bonhomme en marrons, une tradition que les enfants du pays font pendant cette saison, est suspendu à ses côtés. L’inspectrice Naia Thulin se retrouve chargée de l’enquête, accompagnée de Mark Hess, un inspecteur d’Europol réputé pour son attitude pour le moins déstabilisante et son comportement provocateur.

L’affaire s’annonce compliquée, d’autant plus qu’une empreinte est découverte sur le petit bonhomme en marrons. Et pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de celles de Kristine Hartung, la fille de la ministre des affaires sociales, Rosa Hartung. Sauf que la petite fille a été enlevée il y a près d’un an et que le coupable est en prison après avoir reconnu le meurtre de la jeune fille dont le corps n’a jamais été retrouvé. Que font les empreintes de Kristine sur ce marron ? Et surtout, quel est le lien entre tout cela ?

Mon avis :

Il était grand temps que je me plonge dans cette lecture qui attendait sagement dans ma bibliothèque. J’ai très vite compris que j’allais aimer cette lecture, notamment grâce au style d’écriture de l’auteur, Søren Sveistrup, scénariste de métier qui sait donner un rythme parfait de lecture. L’intrigue quant à elle m’a interpellé, ce qui devient parfois compliqué avec les polars ainsi que les thrillers. Ici, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Dès les premières pages, l’ambiance est donnée, il va falloir avoir le cœur accroché. Le tout dans une saison que j’affectionne particulièrement, l’automne, et qui est ici merveilleusement bien décrite, dans une plume poétique qui s’accorde parfaitement avec l’histoire, en faisant un personnage à part entière. Et puis très vite, c’est un marathon sans pause jusqu’au dénouement final. Le gros point fort dans « Octobre » est la capacité de l’auteur à nous mettre sur des fausses pistes tout le long de la lecture. On avance de rebondissements en rebondissements, on réfléchi, on essaye de comprendre. Et lorsque la vérité apparaît, on ne peux qu’applaudir et saluer le travail d’écriture. Les personnages sont tous plus incroyables les uns que les autres, avec des personnalités très travaillées qui ont leur importance. Notamment Mark Hess, un inspecteur que l’on aime tout en le détestant. Ce que j’ai aussi beaucoup apprécié, c’est la réussite de l’auteur à créer une ambiance glauque et oppressante tout le long de son histoire. En effet, certaines scènes sont choquantes encore que j’ai déjà lu bien pire. Mais, et c’est là que je suis admirative, sans aller trop dans du gore gratuit, au travers de descriptions, j’ai été imprégnée d’un sentiment de peur comme je n’avais pas eu depuis longtemps en lisant. L’impression d’être observée par le tueur aux marrons qui guette le bon moment pour me surprendre. Un univers qui à plusieurs reprises m’a fait penser au fameux film d’Alfred Hitchcock, « Psychose ». Un coup de cœur pour le premier livre de cet auteur que je vais suivre de très près.

« Ces figurines l’emplissent d’un profond malaise et, tandis qu’il les contemple, le garçon entre derrière lui. Pendant un quart de seconde, Marius songe qu’il faudra demander aux experts de la scientifique de vérifier si la porte de la cave a été forcée de l’intérieur ou de l’extérieur. Pendant un autre quart de seconde, il se dit qu’une chose monstrueuse a pu s’échapper de cette cave, comme les bêtes se sont échappées de leur enclos, mais quand il se retourne et se retrouve nez à nez avec le garçon, ses pensées s’envolent comme de petits nuages affolés dans le ciel. La hache s’abat violemment sur sa mâchoire et tout s’obscurcit. »

« La voix murmure partout autour d’elle dans la nuit. Elle murmure et persifle – elle la relève quand elle tombe et la fait tourner sur elle-même dans les rafales du vent. Laura Kjaer ne voit plus rien. Elle n’entend plus le bruissement des feuilles dans les arbres. Elle ne sent plus l’herbe froide sous ses pieds. Il n’y a plus que cette voix qui chuchote entre deux coups de cette étrange prolongée d’une boule hérissée de picots en métal. Laura se dit que si elle cesse de résister, la voix se taira peut-être, mais elle se trompe. Elle continue, et les coups aussi, et au bout d’un moment, Laura ne peut plus bouger. Elle sent à présent les dents acérées d’une lame sur son poignet et, avant de perdre connaissance, elle entend le hurlement électrique de la scie qui démarre et le diamant attaquer l’os. »

Musique écoutée pendant ma lecture : Prometheus, full soundtrack

Ma note : 10/10

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