Ce que tu as fait de moi, Karine Giebel

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Résumé :

Il s’est passé quelque chose de grave à la brigade des stups. Deux interrogatoires ont lieux simultanément afin de comparer les versions. D’un côté, Richard Menainville, commandant de la brigade.

Il a la lourde responsabilité de raconter ce qu’il s’est passé entre lui et son lieutenant, Laëtitia Graminski, ces derniers mois et l’emprise totale que cet homme a eu sur cette dernière. De l’autre côté, Laëtitia va également raconter sa version des faits. Comment elle est tombée petit à petit dans une spirale infernale et destructrice, dans un véritable piège. Dans cet incroyable duel de personnalités, lequel sortira vainqueur de cette tragédie ? Mais peut-il vraiment y avoir un vainqueur dans une histoire pareille ?

Mon avis :

Je suis tellement navrée d’écrire cette chronique. Navrée oui, car c’est bien la première fois que je suis déçue et pas qu’un peu d’un livre de Karine Giebel. Ne le prenez pas contre vous, vous savez que je suis une grande fan de votre travail. Mais là, j’avoue ne pas avoir compris. Pourtant, cela commençait plutôt bien, dès les premières pages j’étais dans l’intrigue. Mais très vite, quelque chose m’a dérangé. Un air très malsain planait au dessus de cette histoire (je me doute que c’était l’effet voulu). Pourtant, dans les précédents ouvrages, les relations malsaines sont légions mais avec un fond de passion (« Meutres pour rédemption » ou encore « Toutes blessent la dernière tue ») et surtout, une crédibilité. Des histoires passionnelles et donc qui réussissaient à me prendre aux tripes, à avoir les larmes aux yeux, le cœur broyé par tant de puissance et tant d’amour comme il en existe peu. Ici, cela n’a pas été le cas. Non seulement, je n’y ai pas cru, à aucun moment leur histoire m’a semblé crédible, mais en plus de cela, j’ai été dégoûtée par l’attitude de quasiment tous les personnages (ce qui était peut-être l’objectif). Mais le pire, et c’est ce qui fait que j’ai vraiment eu du mal, c’est la notion du consentement. ATTENTION SPOILER. En effet, quand le commandant Menainville propose un « arrangement » à Laëtitia pour ne pas la virer suite à des fautes graves de sa part, elle est en couple, maman et ne souhaite pas conclure cet « arrangement ». Sauf que par sa force de persuasion, sa prestance et la présence de son collègue, ces derniers la font boire et lui font remarquer que si elle est venue demander au patron chez lui de ne pas la virer en étant habillée d’une robe, en gros cela signifie qu’elle n’est pas contre. Du coup, fortement alcoolisée, la jeune lieutenant cède à la pression et capitule. Une femme est libre de s’habiller comme elle le souhaite sans que cela soit interprété comme un signe. FIN SPOILER. Cette histoire m’a rendue malade, je ne l’ai pas comprise et pour couronner le tout, l’intrigue de fond, l’enquête pour laquelle ils sont interrogés m’a laissé de marbre, sans effet de surprise. Un suspense qui m’a manqué et qui aurait pu être plus intéressant. L’écriture de Karine Giebel reste addictive, on a envie de savoir malgré tout comment cela va se terminer. J’attendais une fin bouleversante. Et là, cela a été l’apogée. L’incompréhension totale. Je vous laisse la surprise. Mais jusqu’au bout j’ai espéré une autre fin. Le style d’écriture de Karine Giebel, sa façon d’écrire des phrases percutantes reste ici le point fort. J’attends quand même avec impatience le prochain cru, il est normal d’avoir des déceptions de temps en temps, même venant d’un auteur fétiche.

« Le train est enfin arrivé et maman est descendue avec sa valise et plein de cadeaux. Elle n’a pas essayé de les cacher, parce que depuis trois ans déjà, j’ai compris que le père Noël n’existe pas. C’est qu’une invention des adultes. Une invention de parents pour que les enfants restent tranquilles. Pour leur faire croire que la vie est belle. Qu’elle est pleine de magie. Mais la magie non plus, ça n’existe pas. Sinon j’aurais fait revenir maman. Pour toujours. »

« Jamais encore je n’avais monté l’escalier aussi lentement. J’avais l’impression de traîner des chaînes, l’impression que mon corps était en train de se disloquer. Je ne m’étais pas maquillée, j’avais tiré mes cheveux en arrière. Vêtue de noir de la tête aux pieds, comme si je portais le deuil. Le deuil de moi-même. »

Musique écoutée pendant ma lecture : Romeo and Juliet Death scene

Ma note : 5/10

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