L’appel du néant, Maxime Chattam

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Résumé :

Un homme a été renversé par un train. Il pourrait s’agir d’un suicide comme il en existe beaucoup sur les voies ferroviaires. Sauf que l’affaire semble plus complexe, des sacs de drogue sont en évidence à côté du corps.

Tout semble indiquer un règlement de compte entre dealers mais pourquoi une telle marchandise près du corps ? Tout cela ne serait pas plutôt pour mettre la police sur une fausse piste ? Très vite, la DGSI s’en mêle et le mot terrorisme fait son apparition. Ludivine Vancker va devoir plonger au cœur du néant pour résoudre cette affaire qui laisse présager le pire.

Mon avis :

Vous le savez à force, je suis une grande fan de Maxime Chattam. Inconsciemment, je repoussais cette lecture car j’appréhendais et pour cause. Ici, l’auteur a fait le pari de mêler la thématique du terrorisme dans son intrigue. Et cela n’a pas fonctionné pour moi. Pourtant, cela commençait bien avec Ludivine Vancker, que j’apprécie beaucoup, retenue prisonnière par LE tueur que sa brigade traquait. Les chapitres alternent donc le début de l’enquête de l’équipe de Ludivine se déroulant dans le passé, et sa captivité au moment présent, chose que je trouvais très intéressante. Mais par la suite, cela part un peu dans tout les sens et je n’ai pas accroché à cette intrigue. Comme à son habitude, ce livre fourmille de faits véridiques sur les procédures d’enquête, mais cela n’a pas été suffisant. J’avais du mal à me mettre dans l’histoire et je n’ai pas eu ce phénomène de page turner comme je peux l’avoir habituellement avec cet auteur. Le rythme s’accélère dans les derniers chapitres sauf que malheureusement, j’avais tout anticipé, donc pas de surprise. Au final, l’un des livres que j’ai le moins aimé de Maxime Chattam. Attention, j’adore toujours autant son style, mais ici cela n’a pas fonctionné par rapport à mes attentes que je place hautes avec lui.

« Cette fille avait tout pour plaire. Tout sauf l’essentiel. Séquestrée dans un réduit obscur et percluse sous l’effet des vapeurs chloroformées, cette fille n’avait pas plus d’avenir qu’une mouche se débattant dans la toile d’une araignée affamée. »

« C’était une des plus grandes frustrations de Ludivine depuis qu’elle exerçait sa profession : réaliser que la justice avait un coût. La vérité s’achetait. Chaque analyse ADN coûtait plusieurs centaines d’euros, et sur une scène de crime normale il n’était pas rare de récolter un bon millier d’échantillons, parfois bien plus. Si on ajoutait les heures supplémentaires des enquêteurs, des experts, les frais de déplacement des uns et des autres à ceux du fonctionnement habituel de tous les services nécessaires à une enquête, le moindre dossier criminel se soldait au minimum par une facture à cinq chiffres, souvent six, et le million d’euros de frais n’était pas rare, voire plus encore. »

Musique écoutée pendant ma lecture : Passion, Peter Gabriel full album

Ma note : 6/10