Toutes blessent, la dernière tue, Karine Giebel

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Résumé :

Tama est une jeune esclave en France. Sa vie se résume à de la souffrance, de l’humiliation. Le bonheur, elle essaye de l’imaginer.

Mais comment trouver la vie belle quand vous êtes considérée comme une moins que rien ? Alors elle rêve, elle se raccroche au moindre espoir. Une rencontre pourrait bien tout changer… Gabriel vit reclus, coupé du monde avec pour compagnie les démons de son passé. Lorsque qu’une jeune femme amnésique débarque chez lui après un accident de voiture, il ne sait pas que sa vie va changer.

Mon avis :

Vous le savez, je suis une grande fan de Giebel. Je savais au vu des critiques que j’allais adorer ma lecture. Mais il faudrait inventer un verbe pour exprimer à quel point j’ai aimé ce livre. C’est bien simple, je n’arrivais pas à m’arrêter de lire. Dès le début, il n’y a pas de répit. On suit Tama, une petite fille que son père pense sauver de la misère en l’envoyant en France, espérant qu’elle serait envoyée à l’école. Il ne sait pas qu’il a affaire à un réseau de trafics d’enfants. Sa fille n’ira jamais à l’école. Elle sera louée à des familles comme esclave, dans des conditions au delà de l’imaginable. En parallèle, il y a Gabriel, un homme meurtri, dangereux, qui n’a pas peur de tuer. Sa rencontre avec une étrange jeune femme amnésique va le bouleverser. « Toutes blessent, la dernière tue » fait 786 pages. 786 pages durant lesquelles vous serez plongés dans l’enfer de Tama. Vous aurez l’impression de souffrir avec elle, de rêver à ses côtés. Il n’est plus à prouver que Karine Giebel a un talent pour vous immerger au plus près de son intrigue. Alors oui, c’est violent, parfois à la limite du soutenable, de l’imaginable. Mais c’est ce qui donne sa puissance à l’histoire. J’ai beau savoir que l’auteure n’est pas une partisane des fins heureuses, rarement un livre m’aura mis dans un état de choc une fois les dernières pages tournées. Si vous ne connaissez pas Karine Giebel, commencez peut-être par un livre plus court, plus soft afin de prendre vos marques avec son style. Marianne de « Meurtres pour rédemption » m’avait énormément marquée, Tama fera désormais partie de ces personnages de romans que je n’oublierais pas. Un coup de cœur sans hésitation.

« À cette époque-là, je m’endormais en souriant. Sans doute parce que j’ignorais tout du monde. »

« Ça fait un an que tu es ici. Un an cloîtrée dans cette maison. On t’appelle Tama. Ton vrai prénom, tu n’as pas le droit de le prononcer. Pourtant, chaque soir, avant de t’endormir, tu le murmures plusieurs fois. Pour ne pas l’oublier. On t’appelle Tama. Tu as neuf ans. »

« Les enfants jouent avec moi. J’espérais ce moment depuis que je suis arrivée ici. Mais jamais je n’aurais pensé devenir leur jouet. Papa, qu’ai-je fait pour mériter ça ? »

Musique écoutée pendant la lecture : 28 Days later soundtrack, John Murphy

Ma note : 10/10

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