Les refuges, Jérôme Loubry

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Résumé :

1989, Sandrine, une jeune journaliste arrivée depuis peu en Normandie apprend le décès de sa grand-mère maternelle. Ne l’ayant pas connue, la nouvelle l’affecte peu. Elle se décide cependant à se rendre sur l’île isolée sur laquelle elle vivait afin de vider sa maison et tourner la page.

Très vite, elle se rend compte qu’il règne une atmosphère sombre et étrange sur cette île mystérieuse, les derniers habitants semblent lui cacher quelque chose. 1949, sa grand-mère Suzanne s’installe sur l’île avec quelques adultes et une dizaine d’enfants. Le projet est de redonner une enfance normale, essayer d’effacer les traumatismes de la guerre à ces enfants ? Que leur est-il arrivé ? Pourquoi ce refuge pour enfants a t’il été fermé précipitamment ? Qui était vraiment sa grand-mère ?

Mon avis :

Stop, arrêtez ce que vous êtes en train de faire. Vous n’avez pas encore lu « Les refuges » ? Foncez vous le procurer. Si vous l’avez, qu’attendez-vous pour le lire ? Au vu des très nombreux avis élogieux ainsi que le grand prix de l’Iris noir du salon Iris noir Bruxelles 2019, je me doutais que j’allais aimer ma lecture. Mais alors je ne m’attendais pas du tout à ce point. Rarement un livre m’a autant captivé et retourné la tête. J’étais littéralement absorbée dedans avec l’impression de vivre l’histoire comme dans un film, le tout dans une ambiance très proche de « Shutter island ». Très vite je pensais avoir tout compris, j’avais tort. L’auteur a le don pour vous balader et ce jusqu’à la dernière page. J’ai lu ce livre presque en apnée, la boule au ventre. Entre 1949, 1989, l’alternance de récit est très bien maîtrisée et en fait un page turner. Soyez attentifs, l’auteur prend un malin plaisir à disséminer des indices tout le long de l’histoire. J’aime ces thrillers prenants, qui vous surprennent alors que la réponse est sous vos yeux. Un livre très complexe, un grand bravo à Jérôme Loubry pour cette réussite, une découverte de l’auteur pour ma part mais je ne compte pas m’arrêter là. Un énorme coup de cœur, le genre de lecture qui vous marque. Le temps est une notion instable…

« C’était comme si un voile invisible venait de se poser sur chaque objet dans le but d’en ternir l’éclat naturel, comme si quelqu’un, quelque part, avait baissé le niveau lumineux de l’Univers. »

« Mais les ruptures se nourrissent du temps et du silence. Elles dévorent nos remords et les digèrent jusqu’à les rendre inaudibles. »

Musique écoutée pendant la lecture : Shutter island soundtrack, on the nature of daylight

Ma note : 10/10

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