Un(e)secte, Maxime Chattam

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Résumé :

Tout commence par un meurtre. Mais un meurtre particulier. Près des banlieues chics d’Hollywood, un corps est découvert, totalement nettoyé, comme si il avait été rongé.

En arrivant sur place, le détective Atticus Gore se doute déjà que cette affaire sera compliquée. D’autant plus que la présence de nombreux insectes écrasés près du cadavre n’est pas normale. New-York, Kat Kordell, détective privée est contactée par une mère inquiète après la disparition inexpliquée de sa fille. Pour elle, une affaire comme une autre, une fugue qui devrait se résoudre très rapidement. Sauf que cette recherche va la mener sur la piste de disparitions beaucoup plus inquiétantes…

Mon avis :

Vous le savez, je suis une fan de Chattam, il paraît que ça s’appelle être une Chattamiste. Chaque année j’attends octobre comme une enfant attend Noël. Et cette année, en voyant les premières images de la couverture, je me doutais que ça sentait le coup de cœur. Dès le prologue, le ton est donné. On se gratte, on vérifie qu’aucune bête ne rode près de nous. On découvre deux nouveaux personnages, très réussis, mention spéciale à Atticus Gore que j’ai adoré, avec de très bons goûts musicaux. Un détective homosexuel qui écoute du métal avec un fort caractère, je suis sous le charme. C’est souvent un point positif de l’auteur, de réussir à créer des personnages auxquels on s’attache, chacun avec une histoire travaillée. Même les personnages secondaires ne sont pas en reste et sauront vous marquer. Quel plaisir de retrouver Chattam dans ce registre pur et dur de thriller. Comme d’autres lecteurs, j’ai retrouvé le style de « La trilogie du mal », même si Joshua Brolin va être dur à dépasser. Deux enquêtes se suivent ici, et comme vous pouvez vous en douter, se retrouvent dans les derniers chapitres. D’un côté l’enquête d’Atticus, sur la mort mystérieuse, de l’autre la disparition d’une jeune femme que Kate est chargée de retrouver. Mention spéciale également au travail de recherche, le livre est ponctué d’informations sur le sujet des insectes, donnant un côté réel à l’intrigue. Car oui, des insectes, vous allez en croiser dans cette intrigue, car elle repose sur un fait alarmant : et si tous les insectes du monde se mettaient à communiquer entre eux ? Nous ne survivrions pas plus de quelques jours… Les pages se tournent, lorsque l’on pense avoir compris, Maxime Chattam arrive à nous surprendre jusqu’à la fin. Avec comme à son habitude un message alarmant sur notre mode de vie, la protection de la planète, l’auteur prouve encore une fois que sa légitimité n’est plus à prouver. Une plongée dans les méandres de la noirceur humaine, dans ce que l’Homme peut faire de pire. Les fans apprécieront également le retour de la ville de Carson Mills, une ville décidément bien étrange, lieu de décor de « Que ta volonté soit faite ». J’ai failli oublier la petite précision, vous aimerez comme moi la découverte du Scolopendre, un insecte charmant qui me fait avoir peur de dormir la bouche ouverte. Quand on sait que pour chaque être humain il y a un milliard d’insectes, vous ne les regarderez plus de la même façon…De plus, vous retrouverez comme à chaque fois une playlist conseillée pour votre lecture, histoire d’être plongé dans l’intrigue, je vous la recommande vivement. Vous l’aurez compris, c’est un sans faute pour moi, j’ai dévoré « Une(e)secte », plus qu’une année avant le prochain.

« Atticus observa les maisons en contrebas et sur l’autre colline en face. Les lumières brillaient, et au-delà, qu’il ne pouvait distinguer, bien d’autres s’allumaient à mesure que la comédie humaine jouait sa partition du soir dans une insouciance et, aussi, un égoïsme qui la conduirait à sa perte. »

« La veuve noire déplia tout son petit corps charnu et cette fois se laissa choir sur le vieil homme, qu’elle atteignit sans qu’il s’en rende compte. Elle se dandina au milieu de la mousse pendant que Bernie frottait encore sur les côtés, ses doigts effleurant la créature. »

« Dans son dos, l’aube embrasait le monde, le nimbait de flammes liquides qui coulaient le long des constructions d’acier de Wall Street pour momentanément les changer en or. Une illusion répétée jour après jour, comme pour tous les motiver à poursuivre leurs folies humaines en cet eldorado où l’argent n’était plus que virtuel. »

Musique écoutée pendant la lecture : Jason Mills, Mindhunter soundtrack

Ma note : 10/10

2 commentaires sur “Un(e)secte, Maxime Chattam

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