Bitna sous le ciel de Séoul, J.M.M. Le Clézio

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Livre envoyé par la maison d’édition « Le livre de poche »

Résumé :

En Corée, Bitna, un jeune fille de dix-huit ans cherche un travail pour financer sa vie d’étudiante. Le destin place sur sa route Salome, une femme gravement malade qui ne peux pas sortir de chez elle. Alors Bitna lui raconte des histoires, l’aide à fuir son quotidien et ses douleurs.

Mon avis :

Je tiens tout d’abord à remercier la maison d’édition Le livre de poche pour leur confiance avec l’envoi de ce livre. J’ai accepté ce livre car je n’avais pas encore découvert cet auteur qui visiblement allait sortir de mes lectures. Cette lecture est une véritable poésie, dans un style d’écriture se voulant proche de la finesse asiatique. On sent dès les premières pages que J.M.G Le Clezio connait très bien la Corée, on voyage avec lui au gré des pages, au gré des époques. On suit Bitna, ses difficultés financières dans un monde où l’erreur n’est pas permise, où l’échec n’est pas une option. Alors de petits boulots en petits boulots, on finit par lui proposer de faire la lecture à Salome, une femme gravement malade qui ne peux pas sortir de chez elle. Au départ, Bitna était totalement dépendante de cette situation tant elle avait besoin d’argent, mais petit à petit, les rôles s’inversent et Salome devient addictive aux histoires contées par l’étudiante. Car même si Salome a hérité de la fortune de ses parents, la liberté de voir le monde n’a pas de prix. Le récit se découpe entre le quotidien de Bitna et ses histoires inspirées du monde réel qu’elle raconte. Certaines m’ont d’ailleurs beaucoup touchées, j’étais aussi dans l’attente de savoir la fin. Mais où s’arrête la réalité ? Une jolie histoire, je pense que l’on doit apprécier encore mieux cette lecture en ayant déjà en Corée, ce qui m’a manqué et qui a fait que je me perdais un peu dans tous ces termes Coréens.

« Salome n’a pas aimé cette histoire. Elle attendait une suite, une intrigue, quelque chose qui satisferait son appétit. Ou peut-être que cela lui rappelait sa propre histoire, que ses parents l’ont abandonnée, ils lui ont légué une fortune considérable, puis ils ont mangé du poison pour rejoindre leurs ancêtres. »

« Ensuite j’ai trouvé le meilleur endroit pour observer les gens. C’est dans la grande librairie à Jongno, lorsque je finis les cours, je prends le métro pour aller dans le sous-sol où sont tous les livres. Pour moi c’était incroyable, avoir accès à tous ces livres, parce que chez nous au Jeolla-do, il n’y avait pas d’argent pour en acheter, je n’avais que ceux de l’école qui étaient très usés, salis, graisseux, avec des pages gribouillées par les générations d’écoliers qui les avaient eus entre les mains. Alors quand j’ai découvert ce monde, je ne pouvais plus m’en passer. »

Musique écoutée pendant la lectureStudio Ghibli summer night piano collection

Ma note : 7/10

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