Prédateurs, Maxime Chattam

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Résumé :

L’homme est un prédateur pour l’homme. C’est la guerre. Les hommes au front sont à bouts de nerf, l’ambiance est pesante.

Dans ce contexte, le corps de l’un des soldats est retrouvé suspendu à des crochets, une tête de bélier remplace la sienne. La guerre n’excuse pas tout. Le lieutenant Frewin de la Police Militaire a pour mission avec son équipe de retrouver le meurtrier. La jeune infirmière Anne Dawson présente sur place va très vite devenir une alliée notamment grâce à de solides connaissances médicales et une grande capacité de réflexion. Ils en sont certains, le coupable qu’ils recherchent est un sadique dont le plaisir est la souffrance. Tandis que les combats continuent, de nouveaux meurtres sadiques ont lieux, allant de plus en plus loin dans l’horreur. Leur enquête les amène à soupçonner la troisième compagnie Raven, une poignée d’hommes soudés entre eux, prêts à se couvrir les uns les autres…

Mon avis :

« Prédateurs » fait parti de la série du cycle de l’homme et de la vérité rassemblant quatre livres pouvant se lire dans le désordre, chaque histoire est indépendante. J’avais déjà lu « Les arcanes du chaos » (mon premier Chattam d’ailleurs) ainsi que « La théorie Gaïa ». L’intrigue de « Prédateurs » me tentait moins, j’ai mis un peu de temps à le sortir de ma bibliothèque. Mais j’aurais du savoir qu’il y a peu de chances d’être déçu avec un Chattam, en tout cas pour ma part. L’histoire se passe pendant la guerre. L’auteur ne nous indique volontairement pas la date ni le lieu, même si pendant la lecture on se rend facilement compte que cela se déroule pendant le débarquement. Le gros point de ce livre est son écriture, très poétique qui permets de trancher avec les horreurs que l’on rencontre au fil des pages. Attention cependant, ayant pourtant l’habitude de Maxime Chattam et des thrillers violents, ici les scènes sont d’une violence rare. Mais en même temps, rien ne nous est épargné, la violence de la guerre, la folie du meurtrier. L’intrigue est haletante, comme a son habitude l’auteur aime se jouer de nous et nous lancer sur des fausses pistes jusqu’au dénouement final. J’ai aimé cette lecture, cependant si vous ne connaissez pas encore Maxime Chattam, ce n’est pas le livre que je vous conseille pour débuter. La bonne nouvelle, « Prédateurs » sera adapté en mini série prochainement, en espérant que cela reste fidèle au livre, ce qui s’annonce compliqué.

« Carrhus, tétanisé, fixait les mouvements sous les muscles. Puis, remontant depuis l’œsophage, le passager clandestin apparut, s’extrayant par l’orifice près de cette langue rouge. Une pince recourbée. Un corps plat. Des pattes articulées, fines et mobiles. Une longue queue qui se redressa au-dessus de la tête, le dard menaçant et pointu en position d’attaque. »

« L’aube, ce matin-là, ressemblait à un linceul. Une longue parure grise bordant l’horizon de plis irréguliers. La côte apparaissait à peine, juste une frange brune dansant sous le ressac de la mer agitée. »

« Ann pensait que le temps se décomposait en saveurs. Citronné et piquant lorsqu’il s’éternisait et la rendait impatiente, épicé pour les moments d’excitation, sucré en présence d’un homme séduisant, acide pour les hommes méchants, et fleuri ou moisi selon les femmes qu’elle rencontrait. Pour l’heure, les minutes qui s’égrenaient diffusaient sur son palais une pellicule amère. L’ignorance, l’ennui, la crainte des amertumes sans âge. »

« La peur est le plus puissant des moteurs. La peur transforme les hommes. Elle peut les détruire, ou bien les rendre invulnérables. La peur dope les esprits, ou les réduit en bouillie. Elle est instrument d’asservissement, elle n’a pas de limite. Qui contrôle la peur, contrôle l’homme, voire des foules entières. »

Musique écoutée pendant la lecture : Kingsman the secret service, Main theme soundtrack

Ma note : 8/10

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