Les enfants de Venise, Luca Di Fulvio

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Résumé :

Venise dans les années 1500. Tout commence avec une bande d’adolescents des rues, vivant de petites magouilles et de vols à l’étalage. Mercurio fait parti de ces enfants qui tentent de survivre en vivant au jour le jour.

Ce dernier ainsi que Benetta et Zolfo vont devoir fuir Rome et entamer une nouvelle vie. Isacco, un escroc décide de s’installer à Venise avec sa fille Giuditta. Ils sont juifs et cette ville semble leur promettre un avenir radieux, où ils ne seront pas stigmatisés, à l’abri des persécutions. La rencontre entre Giuditta et Mercurio va tout changer et leur réserver bien des surprises. Vivre à Venise ne sera pas aussi simple que prévu mais parfois, il faut faire confiance au destin…

Mon avis :

Après « Le soleil des rebelles », « Le gang des rêves », je me suis à nouveau plongé dans l’écriture de Luca Di Fulvio. Et encore une fois, merci à cet auteur pour cette histoire incroyable. Ne vous laissez pas effrayer par le nombre imposant de pages, vous serez envoûté par votre lecture. Comme à son habitude, l’auteur a fait un incroyable travail de recherches, une écriture pleine de détails vous plongeant au cœur de Venise au 16 ème siècle. Tout y est, les couleurs, les odeurs, les descriptions sont parfaites sans être trop lourdes pour le récit. J’ai été surprise d’apprendre qu’il existait un couvre feu pour les juifs à cette époque dans cette ville. Les personnages sont tous travaillés et attachants, même ceux que l’on devrait détester. Giuditta et Mercurio font désormais partis des personnages fictifs dont je me souviendrais. On ne peut qu’être touché par la force de ce récit. Ce livre pousse à la réflexion sur la tolérance, le paraître, les apparences, de se faire soi-même sa propre opinion sans suivre la masse. C’est la grande force de Luca Di Fulvio, vous donner l’impression de vivre l’histoire aux cotés des protagonistes, de les voir évoluer. C’est toujours avec beaucoup d’émotions que je referme un livre de cet auteur, l’impression de laisser une part de moi avec eux à Venise. Créer de belles histoires de vie, cela n’est pas donner à tout le monde, alors un grand bravo pour cette pépite et un grand merci pour ce moment littéraire.

« La vie est simple. Quand elle devient compliquée, ça veut dire qu’on se trompe quelque part. Ne l’oublie jamais. Si la vie devient compliquée, c’est parce que c’est nous qui la compliquons. Le bonheur et la souffrance, le désespoir et l’amour sont simples, Il n’y a rien de difficile. Tu te le rappelleras ? »

« Quand Mercurio s’était jeté dans le canal, Giuditta avait eu la tentation de le retenir. Ou de s’y jeter avec lui. Elle ne voulait par renoncer à la sensation de sa main dans la sienne. Elle ne voulait pas renoncer à lui. Déjà, les nuits précédentes, dans le chariot, elle avait senti une forte attraction pour les yeux de cet étrange garçon. »

Musique écoutée pendant la lecture : Wolfang Amadeus Mozart Piano concerto No 21 Andante

Ma note : 10/10

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