Meurtres pour rédemption, Karine Giebel

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Résumé :

Marianne 20 ans. Condamnée à perpétuité avec une peine de sûreté. Pas d’échappatoire.

Son quotidien est rythmé par les châtiments corporels, les rares sorties, le train qui passe au loin sans elle et la drogue. Déjà quatre ans qu’elle est derrière les barreaux, rejetée par sa famille, aucune visite au parloir. Jusqu’à ce jour où on lui annonce une visite qui va changer son destin. Un marché lui est proposé, une possibilité de quitter cet enfer à tout jamais, mais le prix à payer n’est pas sans conséquences…

Mon avis :

Je repoussais un peu ma lecture de ce livre. Par sa taille tout d’abord, puis par peur. Peur car je commence à connaître le style de Karine Giebel qui ne ménage pas ses lecteurs. J’ai enfin pris mon courage à deux mains pour me lancer dans cette histoire. Et quelle claque ! Je me suis retrouvée enfermée avec Marianne, j’ai compris sa douleur, son désespoir. Par la force de l’écriture, l’auteure nous fait vivre l’intrigue à travers les yeux de cette jeune femme, on souffre avec elle, on espère aussi. C’est une histoire que l’on lit presque en apnée tant l’on est emporté et immergé dans ce huis clos. Encore une fois une réussite, une histoire qui m’a pris aux tripes jusqu’aux dernières pages bouleversantes. On se doute assez rapidement de la fin, cela ne gène aucunement la lecture qui n’est pas un thriller dans lequel on a ce besoin d’être surpris constamment. Soyez rassuré, Karine Giebel vous réserve quelques surprises, préparez vos mouchoirs. Malgré quelques longueurs, j’ai adoré ma lecture. Marianne restera un personnage poignant et c’est ce qui fait la force de « Meurtres pour rédemption », de vous donner autant d’émotions uniquement par la force des mots.

« Ça recommencera. Ça ne s’arrêtera jamais. Parce que même la mort ne veut pas de moi. Pourtant, je lui ai donné tant d’offrandes en sacrifice ! C’est peut-être pour ça qu’elle ne veut pas de moi. Parce que je suis l’une de ses meilleures pourvoyeuses sur cette terre. Parce qu’à vingt et un ans, je lui ai déjà fourni cinq corps en pâture. Mais je n’en peux plus. C’est à mon tour maintenant ! Viens me chercher. Emmène-moi en enfer. Donne-moi la main et fais-moi traverser. »

« Trente jours. Dans ce trou infâme, pestilentiel. Sept cent vingt heures de solitude. Quarante-trois mille deux cents minutes d’une lente déchéance. Sans grande différence entre le jour et la nuit. Deux millions cinq cent quatre-vingt-douze mille secondes de désespoir. Sans le moindre sourire. Marianne était devenue fortiche en calcul mental. Faut bien occuper le temps qui semble s’être coincé, qui prend un malin plaisir à s’éterniser. Qui s’égrène le long des murs sombres et moisis. S’accroche à tous les barreaux, emprunte les chemins les plus tortueux pour passer. Le sablier doit être obstrué, pas possible que ce soit si long. »

Musique écoutée pendant la lecture : The green Mile soundtrack, Main theme

Ma note : 9/10

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