Le soleil des rebelles, Luca Di Fulvio



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Résumé :

Marcus n’est pas un petit garçon comme les autres, c’est un jeune prince, légèrement capricieux sur les bords, qui ne manque de rien dans le château de son père, un roi du royaume de Saxe du XV ème siècle. Il vivait dans l’innocence de sa bulle dorée jusqu’au jour où le château se fait prendre d’assaut dans un obscure coup d’état. Marcus assiste impuissant à la mort de sa famille, du personnel de maison. Il est sauvé in extremis par Eloisa qui va le prendre en charge grâce à l’aide d’Agnete, sa mère, pourtant en grande précarité. Elle va tout faire pour le protéger, le dissimuler aux meurtriers de ses parents. Pour le jeune garçon, une nouvelle vie commence sous une fausse identité afin d’échapper à la mort. Il va alors se rendre compte de la dure vie de serfs , comprendre ce qu’est la survie du peuple, de vivre au jour le jour.

Mon avis :

J’avais beaucoup entendu parler de Luca Di Fulvio, notamment pour « Le gang des rêves » qui est désormais dans ma PAL. Après une rencontre des plus sympathique au festival « Livres sur les quais » à Morges, j’ai jeté mon dévolu sur son petit dernier, « Le soleil des rebelles ». Je peux vous dire que je n’ai pas été déçue alors que ce n’est pas un registre vers lequel je ne me serai pas spontanément tourné. Ce livre est d’une incroyable fluidité à lire, les pages se tournent toutes seules. Sa grande force est l’importance des détails, tout est décrit à la perfection, sans en faire trop non plus. On est totalement immergé dans cette époque et dans la dure vie de serfs. Le jeune Marcus est un personnage très touchant, on a qu’une envie, lui tendre la main pour l’aider à accomplir sa vengeance. Le tout donne une fabuleuse histoire de vie et d’amour qui vous prend aux tripes.

« Chaque nuit, recroquevillé en silence sur sa couche de paille, il se languissait, tourmenté par cette timidité invincible, et cette peur qu’Eloisa se moque encore de lui. Et plus le temps passait, plus il lui était difficile de l’approcher, comme si la somme des jours depuis ce jour avait bâti entre eux un mur impénétrable. »

« Cette nuit-là, Mikael fit tourner entre ses doigts la bague de son père. Il se sentait un poids sur la poitrine. Fermant les yeux, il vit sa mère tomber, le poignard dans le cœur, serrant le cadavre martyrisé de son bébé. Il vit la douleur dans le regard fier de son père, qui fixait les yeux de sa femme s’éteignant peu à peu. Puis Agomar lever son épée au-dessus de son père, agenouillé mais pas vaincu. Et il crut entendre la voix cruelle d’Ojsterning ordonner l’extermination de tous les princes de Saxe. Il serra la bague de toutes ses forces, jusqu’à ce que les bords tordus lui déchirent la peau. Alors il porta la main à ses lèvres et goûta son propre sang. »

Musique écoutée pendant la lecture : Game of thrones soundtrack, Light of the seven

Ma note : 9/10

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