La vraie vie, Adeline Dieudonné

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Résumé :

Elle, c’est une jeune fille d’une dizaine d’années qui vit avec son étrange famille dans un pavillon où tout pourrait sembler normal. À y regarder de plus près, on découvre un père alcoolique dont la chasse est sa passion, une mère totalement absente et un petit frère, Gilles pour qui tout allait bien. Et puis un beau jour, c’est l’accident. L’accident qui a tout changé. Depuis Gilles ne sourit plus. À partir de ce moment là, elle ne rêve que d’une chose, remonter le temps pour effacer cet événement qui n’aurait jamais dû arriver, pour que tout s’arrange un jour. Laissez-vous emporter dans cette parenthèse, dans la vraie vie d’une jeune fille qui ne cessera de vous surprendre.

Mon avis : 

« La vraie vie » fait parti de ces livres qui se dévorent d’une seule traite. J’en ai entendu parler en coup de cœur de l’émission « La grande libraire », par la suite il a reçu le prix du roman Fnac et je pense que les récompenses vont continuer à pleuvoir. J’ai été littéralement absorbé par cette histoire grâce à une écriture très fluide. L’histoire nous est racontée des yeux d’une jeune fille, ce qui amène un côté touchant. On devient spectateur de cette drôle de famille de ce père violent qui accumule les trophées de chasse dans la « chambre des cadavres », de cette mère comparable à une amibe tant elle est inexistante mais aussi de Gilles. Ce petit frère autrefois souriant qui s’est totalement renfermé sur lui-même depuis l’accident. Cette jeune fille au caractère bien trempé nous fait vivre son quotidien avec ses mots, ses rêves et c’est ce qui fait la force de ce livre. Une très belle histoire, poignante et qui ne laisse pas indifférent. Adeline Dieudonné signe un premier roman très prometteur qui laisse présager une très belle carrière. Pour l’instant, entre « Les prénoms épicènes » d’Amélie Nothomb et ce dernier, la rentrée littéraire 2018 est un bon cru pour ma part.

« Mon père avait déjà déserté pour s’installer devant sa télé, avec sa bouteille de Glenfiddich. Il n’aimait pas passer du temps avec nous. Je crois que, dans cette famille, personne n’aimait le moment où on se retrouvait réunis autour du repas du soir. »

« Mon âme était en communion avec une autre, celle d’un tueur. Il m’avait retrouvée. La hyène m’avait retrouvée. J’avais oublié qu’on ne pouvait pas se cacher d’elle. Elle était en tout, partout, dans la peau du monde. »

« Il faisait celui qui parlait à ma mère, mais, en réalité, on aurait pu la remplacer par un ficus, il n’aurait pas vu la différence. »

Musique écoutée pendant la lecture : Amélie Poulain full soundtrack

Ma note : 9/10

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