Carnages, Maxime Chattam

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Résumé :

Lamar, Policier à New-York depuis une dizaine d’années est appelé en urgence pour se rendre à Harlem : une tuerie vient d’avoir lieu dans un lycée. Le jeune tueur est rapidement retrouvé, il a retourné son arme contre lui et s’est suicidé. L’affaire semble résolue et pourtant, il semblerait que cela ne soit que le début de l’horreur…

Mon avis :

Une petite lecture qui s’est faite en même pas une heure pour ma part, une très bonne découverte. Malheureusement un sujet qui fait encore trop souvent l’actualité, les tueries dans les écoles aux États-Unis. En moins de cent pages, Maxime Chattam arrive quand même à nous tenir en haleine et à nous surprendre. En bref, une très bonne lecture à dévorer d’une seule traite.

« Et les tirs continuèrent. 8h34. Quatorze personnes sont mortes. Vingt et une blessées, certaines pour le restant de leurs jours. Des centaines sont et resteront traumatisées. Dehors, la société s’éveille. Pour nourrir un nouveau jour. »

Musique écoutée pendant la lecture : Requiem for a dream full song

Ma note : 8/10

Jusqu’à ce que la mort nous unisse, Karine Giebel

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Résumé :

Vincent est un guide de montagne vivant dans son chalet isolé au cœur du parc du Mercantour, la région dans laquelle il a grandi et travaille désormais. C’est un homme meurtris, blessé par son passé qui ne vit que dans l’instant présent, dans sa passion pour la montagne pour tenter d’oublier les démons qui le ronge. Jusqu’au drame, celui de trop. La mort lui prend un être cher. L’enquête conclu rapidement à un accident, mais pour lui, il en est sûr, c’est un meurtre. Aidé par Servane, une jeune gendarme arrivée récemment dans la région, il va tout faire pour trouver qui se cache derrière ce meurtre.

Mon avis :

Décidément, ce n’est pas encore cette fois que je serai déçue par Karine Giebel. Cette fois, elle nous emmène en montagne, dans les alpes de haute provence pour une enquête trépidante. Je pense que l’auteure a passé du temps dans ces lieux afin de les retranscrire au mieux et c’est réussi. On est subjugué par la beauté des paysages sans y être, faisant des montagnes un personnage à part entière. Le personnage de Vincent est très attachant, malgré son attitude on n’a qu’une envie, l’aider à oublier, à tourner la page. Dans ces petits villages, on sent vite une impression d’oppression, une ambiance pesante. Tout le monde sait tout sur tout le monde, les secrets sont légion et chacun protège ses intérêts. Chaque personnage a un rôle à jouer, a son importance, tout se révèle dans les derniers chapitres. Si vous ne connaissez pas encore Karine Giebel, vous pouvez commencer avec « Jusqu’à ce que la mort nous unisse », un bon thriller sans scènes trop violentes. Mais attention, il ne faut pas oublier que les fins heureuses ne sont pas dans ses habitudes…

« La scène était insoutenable. Il avait pris dans ses bras le corps cassé, martyrisé, comme s’il voulait le consoler. Ce pantin avec qui elle avait joué, qu’elle s’était amusée à disloquer. Un cadavre déjà froid. Déjà loin. Déjà absent et pour toujours. Il serrait contre lui cet être si cher. Entre colère et désespoir, il demeurait immobile, impuissant. Il se surprit alors à haïr celle qu’il aime tant. Qu’il aimerait toujours, elle qui venait de dévorer un de ses enfants. »

Musique écoutée pendant la lecture : Game of thrones soundtrakc, beautiful calm music mix

Ma note : 9/10

Puzzle, Franck Thilliez

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Résumé :

Ilan a une passion, la chasse aux trésors. Pourtant, cela fait quelques temps qu’il a tout arrêté afin d’essayer de reprendre une vie normale et de ne plus passer des heures sur internet ou en compétition à tenter de résoudre des énigmes. Un beau jour, son ex Chloé avec qui il formait un binôme lors de ces jeux réapparaît dans sa vie. Paranoia, le jeu dont tout le monde parle dans le milieu presque en tant que légende refait parler de lui. La tentation est trop grande, Ilan accepte de rejoindre Chloé pour tenter d’y participer. Pour l’instant les règles sont simples : Règle numéro une, quoi qu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Règle numéro deux, l’un d’entre vous va mourir. Prêts à tenter de résoudre l’énigme de Paranoia ?

Mon avis : 

Encore une fois, Thilliez prouve qu’il est l’un des maîtres du thriller français. Quelle sacré claque ! J’ai lu ce livre très rapidement sur une journée tant j’étais prise dedans, je voulais savoir comment ça allait se finir. L’ambiance énigmes, chasse au trésor m’a transporté, j’étais totalement prise dans le jeu. Je me doutais un peu de la fin mais je me demandais comment l’auteur allait le justifier et quand tout se révèle dans les dernières pages, on ne peut qu’être scotché. Le gros plus, pour un livre de cet auteur, est de ne pas être violent du tout. Il peut être parfait pour vous lancer dans le genre du thriller. À lire si en plus vous avez aimé « Shutter island »…

« Sur la droite, la Seine coulait, épaisse, et paraissait aussi noire que le fleuve des Enfers. En face, la tour Eiffel étincelait de mille lumières, comme le seul îlot de chaleur dans les ténèbres. »

Musique écoutée pendant la lecture : Shutter island soundtrack

Ma note : 8/10

 

 

 

Coups de cœur de l’année 2018

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Ça y est, 2018 est terminée. Une année très riche en lecture avec un total de 88 livres lus. Pour 2019 je me suis fixé l’objectif d’atteindre les 100 sans pression, sans me gâcher le plaisir de lire. Quelques déceptions mais surtout de très belles surprises dont je vous parle ici. Pour la plupart vous pouvez retrouver un article complet sur mon blog.

Coups de cœur 2018 :

-Le vide, Patrick Senécal : Choquant, bouleversant, dérangeant et visionnaire

-Les prénoms épicènes, Amélie Nothomb : Ce dernier cru incroyable sur un père qui déteste sa fille

-Caraval, Stéphanie Garber : Un univers fantastique, un jeu dans lequel tout est permis, même les rêves les plus fous

-Les morsures de l’ombre, Karine Giebel : Un petit thriller simple, efficace avec une fin qui donne envie de tout casser chez soi

-La vraie vie, Adèle Dieudonné : Un premier roman incroyable et percutant

-Le cri, Nicolas Beuglet : Un sans faute, le thriller de l’année à mes yeux

-La boite de Pandore, Bernard Werber : Probablement le plus abouti de l’auteur sur le thème des vies antérieures

-Réver, Franck Thilliez : Découverte de l’auteur, un suspense haletant qui vous retourne la tête

-Le liseur du 6h27, Jean-Paul Didierlaurent : Un style à la Amélie Poulain qui vous redonne le sourire, à consommer sans modération

-La conjuration primitive, Maxime Chattam : L’essence du mal dans toute sa splendeur, une critique de la société actuelle

-Le miroir des âmes, Nicolas Feuz : Découverte de cet auteur Suisse, un tueur en série qui sévit à Neuchâtel

-La faucheuse, Neal Shusterman : Une société futuriste, la mort n’existe plus que par le biais de faucheur dont le métier est de réguler la population

-La trilogie du Tearling, Erika Johansen : Tout simplement ma saga de l’année, du fantastique visionnaire

-Le signal, Maxime Chattam : Un livre d’horreur/fantastique, un hommage aux maîtres du genre, ce livre est pour moi l’un des plus réussi de l’auteur

Bilan du mois de décembre

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Bilan du mois de décembre : 

Un mois très chargé professionnellement alors forcément un peu moins de lecture. Néanmoins un mois sans grosse déception. Beaucoup de thrillers avec deux livres de Franck Thilliez, « Jusqu’à ce que la mort nous unisse » de Karine Giebel. J’ai redécouvert Gabriel Katz en dehors de la fantasy avec « N’oublie pas mon petit soulier » ainsi que « Quand tu descendras du ciel », deux lectures de saison, idéales pendant les fêtes. Un sacré pavé avec « Feu et sang première partie » de George R R Martin que je n’ai pas encore terminé mais que je recommande déjà aux fans de l’univers Game of thrones. Et enfin deux mangas que j’ai adoré.

Livres lus : 

-Feu et sang, George R R Martin

-Jusqu’à ce que la mort nous unisse, Karine Giebel

-L’anneau de Moebius, Franck Thilliez

-Puzzle, Franck Thilliez

-N’oublie pas mon petit soulier, Gabriel Katz

-Quand tu descendras du ciel, Gabriel Katz

-Moriarty tome 3, Ryosuke Takeuchi

-Deep sea aquarium Magmell tome 1, Sugishita Kiyomi

Destin de sang, Erika Johansen

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Résumé :

Kelsea ainsi que le royaume du Tearling sont en danger. La reine rouge est plus menaçante que jamais, l’équilibre du royaume ne tient qu’à un fils bien fragile. La liste des ennemis de Kelsea ne cesse de s’allonger. Elle va pouvoir compter plus que jamais sur l’aide de Massue pour venir à bout de ce conflit et ainsi espérer la paix à laquelle William Tear rêvait.

Mon avis :

C’est avec « Destin de sang » que s’achève cette exceptionnelle trilogie du Tearling. Pour ce tome, le seul reproche que j’ai à lui faire est sa lenteur d’action dans les premiers chapitres par rapport aux précédents tomes. L’histoire met du temps à se remettre en place, je pensais que cela allait repartir sur les chapeaux de roues, alors que ce n’est pas le cas. En revanche, une fois que le rythme s’accélère, impossible de le lâcher. Comme dans le deuxième tome, on reprend l’alternance de récits entre passé et présent, jusqu’à ce final grandiose. Apparemment la fin de cette saga divise les lecteurs, pour ma part j’ai adoré. J’ai été très touché par l’univers d’Erika Johanssen qui a réussi à me transporter dans son monde. C’est le cœur lourd que j’ai reposé ce dernier tome dans ma bibliothèque. Je n’ai qu’une hâte, voir ce que cela donnera en adaptation cinématographique.

« Me voilà au milieu de ma propre Traversée, songea-t-elle, sauf qu’elle n’a rien de commun avec celle de William Tear. Ce voyage-là me mène au pays des ténèbres. »

« L’erreur de l’utopie, c’est de supposer que tout sera parfait. Si l’n peut tendre vers la perfection, nous ne sommes que des humains, et même en utopie, nous apportons tout ce qui nous habite, souffrance, erreurs, jalousie, chagrin. Nous sommes bien incapables de nous défaire de nos défauts, même dans l’espoir du paradis. Or donc, préfigurer une nouvelle société sans prendre en compte la nature humaine et ses travers voue cette société à l’échec. »

« À l’instant critique, les gens étaient prêts à se retourner les uns contre les autres, et la chute de la Ville fut très rapide, à tel point que l’auteur de cet ouvrage se demande si toutes les communautés de ce type ne sont pas vouées à l’échec. Certes notre espèce est capable d’altruisme, mais ce n’est pas une qualité que nous pratiquons volontiers, ni pour laquelle nous sommes doués. »

Musique écoutée pendant la lecture : House Stark theme, Game of thrones soundtrack

Ma note : 7/10 et 9/10 pour la trilogie dans son ensemble

L’anneau de Moebius, Franck Thilliez

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Résumé :

Victor est un policier récemment muté sur Paris. Pour sa première affaire, il ne va pas être épargné.Une ex actrice de films pour adultes est retrouvée torturée, mutilée, dans un décor plus que macabre. Stéphane de son côté est un créateur d’effets spéciaux pour le cinéma, principalement de monstres et d’effets gores. Ce dernier se met à faire des rêves pour le moins étrange. Il en est sûr, il voit le futur et les meurtres ne sont pas prêts de s’arrêter. Mais comment faire pour changer les événements qui vont se produire ?

Mon avis :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de livre de Franck Thilliez, il était temps de me plonger dans un bon thriller. Encore une fois, l’auteur m’a bluffé. Cette enquête vous tient en haleine tout le long, il est très dur se s’arrêter en cours de route. Prenez bien en compte les instructions de l’auteur, faites bien attention aux dates et aux repères chronologiques. Oui, encore une fois, l’auteur ne nous facilite pas la tâche. J’applaudis l’originalité et la complexité pour que l’intrigue reste cohérente avecs tous ces éléments. Soyez attentifs mais laissez vous porter par l’histoire, pour ma part à trop vouloir chercher une explication rationnelle j’en ai oublié la part de mystère qui ne s’explique pas. Attention, comme souvent avec monsieur Thillez, certaines scènes sont assez violentes.

« Seules dansaient, dans cette pièce froide et profonde, les silhouettes de ses bêtes monstrueuses. Quand ses paupières ne furent plus que deux lourdes portes infranchissables, il se sut prêt. Prêt à braver l’enfer de ses cauchemars. »

« Elle aurait dû brandir son couteau, mais celui-ci chuta sur le sol. La terreur s’enroula autour de sa gorge. Puis tout devint noir. Sa dernière vision fut celle d’un monstre. La pire horreur jamais vue de toute sa vie. Sa courte vie… »

Musique écoutée pendant la lecture : Interstellar, main theme-Hans Zimmer

Ma note : 8/10