Le faiseur de rêves, Laini Taylor

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Résumé :

Il était une fois, une cité fabuleuse au beau milieu du désert. Des convois partaient de cet endroit chargés de trésor. Et un beau jour, plus rien. La cité semble avoir disparue du monde, mais également des mémoires. Un jeune garçon, Lazlo a vécu cet oubli comme un déchirement, comme si il était relié à ce mystère. Quinze ans plus tard, Lazlo travaille dans la grande bibliothèque de Zosma et passe son temps à enquêter sur cette mystérieuse disparition qui est devenue une obsession pour lui. Un matin, des cavaliers venant de cette cité disparue arrivent en ville pour former une équipe de spécialistes afin de sauver cette ville. Lazlo tente le tout pour le tout et décide de tout quitter pour partir avec eux sans savoir quel est le but de cette mission. Une fois sur place, une mystérieuse déesse à la peau bleue va venir à sa rencontre au beau milieu de ses rêves. Pourquoi cette cité s’est évaporée des mémoires du jour au lendemain ? Quel est le rôle de Lazlo dans cette aventure ?

Mon avis :

« Le faiseur de rêves » fait parti des livres ayant fait un énorme buzz cette année lors de sa sortie. À force d’en entendre que du bien, il était temps que je m’en fasse mon propre avis. Alors ce n’est pas un coup de cœur pour moi bien que j’ai aimé ma lecture. Je vais commencer par ce que j’ai aimé. Tout d’abord, chapeau à Laini Taylor pour sa créativité et son inventivité. Dans ce livre, on voyage et l’on est totalement imprégné dans cet univers féérique. Entre la description des paysages, les enfants des dieux ayant la peau bleue, tout est fantastique. Normalement je ne suis pas adepte des histoires trop romancées, mais pour le coup c’est très réussi, c’est d’une poésie et d’une beauté rare, j’étais totalement envoûté. Le personnage de Sarai m’a beaucoup touché, surtout son pouvoir qui influence directement sur les rêves. Cependant, quelques longueurs m’ont un peu gêné, j’ai mis du temps à rentrer dans l’histoire. C’est le revers de la médaille de ce livre à mes yeux, à force de trop de détails, trop de noms et de créatures aux noms inconnus, on s’y perd un peu. Je dirai que j’ai bien accroché au début de ma lecture ainsi que la grosse dernière partie, le milieu mettait un peu trop de temps à avancer. Cela n’empêche que j’ai beaucoup aimé cette lecture, ce n’est juste pas un coup de cœur comme d’autres le sont pour moi. Je vous le conseille si vous aimez le young adult, la fantasy ainsi que la romance. J’attend quand même avec impatience la sortie du deuxième car la fin de ce tome annonce une très bonne suite et fin de cette duologie.

« Il errait, la tête remplie de mythes, toujours à moitié plongé dans une histoire venue d’ailleurs. Démons et faiseurs d’ailes, séraphins et esprits, il n’en était jamais assez rassasié… Il croyait à la magie, comme un enfant, et aux fantômes, comme un simple paysan. »

« Comment expliquer que cette langue lui ait semblé plus naturelle que toutes les autres, qu’elle ait été pour lui ce que les nombres sont au mathématicien, ce que l’air est à la flûte dont le musicien tire une mélodie ? »

« On pouvait aussi acquérir des scarabées capables de tailler des pierres précieuses mieux que n’importe quel joaillier. Des trompettes silencieuses qui, lorsqu’on soufflait dedans, produisaient un voile de calme assez dense pour couvrir le tonnerre. »

« Il émergea brusquement dans la réalité, comme un naufragé rejeté par une vague sur le rivage. Le rêve se retira et le laissa dans son lit, seul-échoué dans l’impitoyable est implacable réalité. Une vérité aussi obscure pour son âme que le vide de l’Elmuthaleth. »

Musique écoutée pendant la lecture : Hayao Miyazaki, piano

Ma note : 7/10

Horrora borealis, Nicolas Feuz

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Résumé :

Nous sommes en Suisse, plus précisément à Neuchâtel au festival de musique Festi’neuch. Tout se passait pour le mieux jusqu’aux coups de feux et à la panique générale. Walker retrouve peu à peu la mémoire. Pourquoi tout ce sang ? Que s’est-il passé en Laponie ? Les souvenirs ainsi que l’horreur remontent peu à peu à la surface. Tout a commencé lors de vacances en Laponie, le couple Walker et leurs trois enfants pensaient passer un séjour des plus calme. C’était sans compter les non-dits, les secrets qui risquent bien de faire voler la famille en éclat.

Mon avis :

J’avais découvert Nicolas Feuz avec son dernier roman, « Le miroir des âmes » que j’avais adoré, c’est avec grand enthousiasme que j’ai commencé à lire « Horrora borealis ». Et bien je n’ai pas été déçue par cette lecture. Je l’ai commencé hier matin et terminé aujourd’hui, et encore je l’aurai lu plus vite si je n’avais pas travaillé hier. L’auteur nous embarque cette fois entre la Suisse et la Laponie, mélant le passé et le présent et j’ai adoré. On se doute bien qu’il s’est passé quelque chose de grave pendant ce séjour en Laponie, mais il arrive à nous surprendre, c’était bien pire que ce que j’imaginais. L’alternance entre le passé et le présent donne un rythme de lecture qui en fait un vrai page turner. Lorsque toutes les pièces du puzzle se rassemblent, on ne peut qu’être bluffé et surpris par l’auteur. Il y a seulement des petits détails que j’a trouvé un peu trop surréalistes, mais à part cela j’ai été totalement absorbé par ce livre. Le petit plus, un des personnage qui écoute Rammstein à un moment crucial de l’histoire, je ne peux qu’adorer. Du fait de son petit format, vous aurez du mal à le lâcher avant de l’avoir terminé. À lire pour la saison hivernale.

« Combien de temps avaient-ils mis pour y parvenir ? Quinze minutes ? Peut-être vingt ?À pied et sans raquettes, Walker estima qu’il faudrait des heures pour atteindre ce désert. Mais peut-être se trompait-il. Tout était si relatif dans ce pays. Les jours, les heures, les minutes. Les kilomètres, les mètres. La luminosité. La nuit. La neige. Le vent. Tout semblait tellement plus compliqué qu’en Suisse. »

« Son âme se perdit dans une chanson noire de Rammstein. Ses yeux se fermèrent. Et ses oreilles ignorèrent tout du drame qui se jouait à ce moment précis dans la pièce voisine. »

Musique écoutée pendant la lecture : Rammstein, Ohne dich instrumental

Ma note : 8/10

La boîte de Pandore, Bernard Werber

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Résumé : 

René Toledano, professeur d’histoire, accompagne sa collègue de travail à un spectacle d’hypnose un peu contre son gré. Ce qu’il redoutait arrive, il est choisi par Opale, l’hypnotiseuse, afin de servir de cobaye sur scène. L’expérience qu’elle lui propose consiste à découvrir ses vies antérieures sous l’effet de l’hypnose. Au départ plutôt septique, René va être bluffé par l’expérience. Cependant, prenez garde, ouvrir les portes de vos vies antérieures peut bouleverser votre vie actuelle à tout jamais.

Mon avis :

Chaque année c’est le même rituel, je guette la sortie du dernier Bernard Werber pour le dévorer. Et cette année, autant vous dire que je n’ai pas été déçue ! L’auteur avait déjà évoqué plusieurs fois l’exploration des vies antérieures, je n’attendais qu’une seule chose, que cela soit un sujet principal d’un de ses romans. Et bien c’est désormais chose faite avec réussite. J’ai adoré découvrir les vies antérieures de René Toledano, découvrir les anecdotes historiques glissées au fils des pages et prendre du recul sur notre société. Car oui, c’est ce que j’aime avec Bernard Werber, on réfléchi, on s’instruit. L’Histoire a une place fondamentale dans cette intrigue, l’accent est mis sur la manière dont elle nous est transmise, comment nous l’interprétons et surtout sur le fait qu’elle peut être facilement modifiée et surtout écrite de manière sélective. Les rencontres de René avec ses vies passées m’ont passionné, j’ai adoré voir comment elles pouvaient influencer sur la vie du protagoniste en bien comme en mal…Pour moi, « La boîte de Pandore » est le livre le plus abouti de l’auteur. Si vous n’avez jamais lu un de ces livres, il vous permettra d’avoir une vue globale du monde de Werber et de le découvrir. Et si comme ma part vous êtes un/une fan, vous retrouverez énormément de références à ses précédents ouvrages, notamment « les thanatonautes », « L’empire des anges » ainsi que la trilogie des micro humains, tout se relie. Du coup, c’est un réel plaisir à lire, je me suis sentie comme à la maison, en terrain connu qui confirme ma passion pour les livres de cet auteur. C’est avec un petit pincement que j’ai terminé ce coup de cœur, car oui, il me faut désormais patienter une année pour le prochain…

« Crois-moi, il n’y a rien d’exaltant ou de beau à une bataille. Et pourtant, c’est ce qu’on retient le plus de l’histoire. C’est dommage. Je verrais bien une histoire où l’on retiendrait les moments de plaisirs et de joie, mais cela n’intéresserait personne. »

« Le passé est source de regrets, le future, source d’angoisse. Je rêve d’inventer l’homme qui serait, comme les animaux, juste dans l’instant immédiat. »

« Vouloir comprendre notre monde en regardant les actualités revient à vouloir comprendre Paris en visitant le service des urgences d’un de ses hôpitaux. »

Musique écoutée pendant la lecture : Kingsman, main theme

Ma note : 10/10

Une autre vie, S.J. Watson

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Résumé :

Julie avait tout pour être heureuse : un mari chirurgien, son fils Conor (en réalité son neveu qu’elle a adopté), une belle maison en Angleterre. Sa vie bascule lorsque sa sœur cadette Kate est assassinée sur Paris. Julia découvre très vite que Kate était adepte des rencontres d’un soir sur internet. Afin d’en savoir plus sur ce qu’il s’est passé et essayer de trouver le meurtrier de sa soeur, elle va se connecter sur ces sites avec le pseudonyme de Kate. Elle va se prendre au jeu, s’inventer une nouvelle identité, au risque de se perdre elle-même.

Mon avis :

Après l’excellent « Avant d’aller dormir », on continue la découverte des œuvres de S.J. Watson. Beaucoup d’éléments se mettent en place dans ce livre, sur le moment je me suis demandé à quoi pouvaient bien servir tous ces détails, ces flash-back. Patience, lorsque tout les éléments finaux se relient, on réalise à quel point S.J. Watson aime jouer avec nos nerfs, Jusqu’à la dernière page vous irez de rebondissements en rebondissements, en pensant avoir tout compris alors qu’en fait vous étiez encore une fois loin de la vérité. J’ai lu la fin et surtout la cinquième partie d’une seule traite, impossible de m’arrêter et je pense que je suis resté cinq bonnes minutes dans mon canapé sous le choc du dénouement. Bref, à lire.

« Mais j’avais failli. Je m’étais enfuie à Berlin. Je lui avais pris son fils. Je l’avais abandonnée, et elle était morte. »

« Je suis prête. J’ouvre mon navigateur et je commence à taper l’adresse Web : rencontrz Je n’ai besoin que de rentrer les premières lettres, le reste se complète automatiquement en reconnaissant ma recherche de l’avant-veille, lorsque je n’avais pas été jusqu’à taper sur Entrée. »

Musique écoutée pendant la lecture : Interstellar main theme, Hans Zimmer

Ma note : 7/10

Mes mots sont les fleurs de ton silence, Antoine Paje

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Résumé : 

Pour comprendre cette histoire, mettez-vous à la place d’Arnaud. Tout pour être heureux, un poste de patron d’entreprise qui marche très bien, une femme intelligente, deux enfants. Et un beau jour, c’est l’accident de voiture, vous vous retrouvez dans le coma. Vos proches viennent à votre chevet et se confient, les langues se délient et vous entendez tout sans pouvoir répondre en retour. Voilà comment tout commence, comment Arnaud se retrouve confronté aux erreurs,aux secrets et aux regrets de sa vie.

Mon avis : 

J’avais vu passer ce livre sur instagram et le résumé m’avait de suite accroché. Comme l’on peut s’y attendre, Arnaud va de découvertes en découvertes, sa vie qu’il croyait parfaite ne l’était qu’en surface. Il se retrouve brutalement confronté aux non-dits, aux mauvaises décisions qu’il a pu prendre. C’est une très belle histoire que je recommande grandement. Le genre de récit qui nous rappelle que la vie n’est pas éternelle et qu’il faut profiter du moment présent et prendre soin de ceux que l’on aime. De plus, c’est un petit format qui se lit très facilement. Certes, il n’y a pas trop de surprises, j’ai vu venir quasiment toutes les révélations qu’Arnaud entend, mais cela n’a en rien gâché ma lecture. On ne peut s’empêcher de se mettre à sa place, de prendre du recul sur sa vie et de se demander si certaines choses ne pourraient pas être améliorées en y mettant du sien.

« La majeure partie de nos baisers sont du vent, de l’obligation, de la convenance. Pas ceux de sa mère. »

« Le cerveau d’Arnaud sourit à nouveau. Puis un sombre désespoir le submergea. Merde il aurait tant voulu indiquer à Xavier qu’il entendait chacun de ses mots. Il se concentra de toute sa volonté, intimant à ses paupières de se soulever, à sa bouche de s’étirer, à sa main de se crisper. Ce corps ne lui obéissait plus. Ce corps sur lequel il avait toujours pu compter, qu’il qualifiait  de « solide comme un roc » ».

« Le son étouffée de la porte qui se refermait derrière elle. Il sentit des larmes dévaler, tièdes, il ne savait trop où. En dedans de lui. Arnaud apprit ce jour-là qu’un cerveau pouvait pleurer. »

Musique écoutée pendant la lecture : Studio Ghibli relaxing piano collection

Ma note : 8/10

The promised neverland, Kaiu Shirai et Posuka Demizu

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Résumé :

L’histoire se passe dans un orphelinat nommé Grace Field House. Emma, Norman et Ray font parti des enfants qui y vivent sous l’attention de « maman ». Cet orphelinat a pour particularité de faire passer des tests d’intelligence tous les matins afin d’évaluer le niveau des enfants. Un beau jour, une petite fille oublie son ours en peluche en partant pour être adopté par sa nouvelle famille. Emma part alors à l’extrémité de l’orphelinat afin de le lui remettre. Ce qu’elle va voir va bouleverser sa vie à tout jamais. Cette fois, le doute n’est plus permis, ils doivent s’échapper de cet endroit, c’est une question de vie ou de mort.

Mon avis :

Ce manga a déjà reçu en 2017 le prix Shogakukan du meilleur Shonen et on comprend pourquoi. Je l’ai acheté car j’avais vu de très bons avis lors de la sortie du premier tome en France. Au final, j’ai été bluffé par ce manga. Tout commence tranquillement et d’un coup l’intrigue prend un virage auquel je ne m’attendais pas du tout et c’est la grande force de ce manga. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas vous spoiler, mais attendez-vous à être surpris et ne vous fiez pas aux jaquettes toutes mignonnes, l’histoire l’est beaucoup moins. Pour l’instant, les trois premier tomes sont une réussite, j’espère juste que cela ne traînera pas en longueur mais cela n’a pas l’air au vu de la vitesse de l’intrigue.

Musique écoutée pendant la lecture : X Japan, Jade

Ma note : 9/10

La conjuration primitive, Maxime Chattam

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Résumé :

Alexis, gendarme, est amené à enquêter sur des meurtres pour le moins étranges qui semblent être reliés. Le problème est qu’ils ont lieux simultanément mais à des lieux géographiques totalement différents mais portant tous la même signature. La quête de ces meurtriers dépasse l’imaginable et nous plonge dans l’essence même du diable. Jusqu’où l’Homme est-il prêt à aller ? Est-ce un jeu ? Autant de questions auxquelles Alexis et ses coéquipiers devront répondre, le plus vite possible afin de stopper ce qui semble être une véritable épidémie.

Mon avis :

Encore une fois, merci Maxime Chattam pour m’avoir tenue en haleine pendant toute ma lecture. Une fois lancé, impossible de le reposer. Comme à son habitude, on est directement happé dans cette enquête et l’on a qu’une seule envie, savoir le dénouement final. Et croyez-moi, vous n’êtes pas au bout de vos surprises, l’auteur s’amuse avec nos nerfs en nous baladant et en nous surprenant tout le long de cette terrifiante enquête. Car oui, on reconnaît aussi son style, c’est cash, c’est sans filtre et rien ne nous est épargné, âmes sensibles s’abstenir. J’aime toujours en apprendre sur les techniques des profilers et la méthodologie pour traquer les meurtriers, je crois que c’est ce qui me plaît avec cet auteur, c’est que ça sonne vrai. On sent qu’il y a de la recherche derrière pour rendre tout cela le plus réel possible pour nous en tant que lecteur. Maxime Chattam nous embarque avec lui dans ce que l’humanité à de plus mauvais, dans un monde où le mal prend de l’ampleur. Petite précision, c’est le premier tome d’une trilogie, les prochains tomes sont « La patience du diable » et « L’antre du néant ». Cependant, je vous conseille grandement de lire au préalable la trilogie du mal ainsi que « La théorie Gaïa », ils vous permettront de comprendre certains liens surtout sur la fin. Avec toutes ces lecture, on ne peut se poser qu’une question, et si il avait raison ? Et si un jour tout cela arrivait ?

« Ici le paysage tout entier rappelait que l’homme ne faisait que passer sur l’écorce de la Terre. Il n’était qu’un parasite vaguement persistant qui, bientôt, ne serait plus identifiable qu’aux fossiles de sa civilisation. La montagne, elle, n’aurait presque rien senti de cette courte présence entre ses jambes et sur ses reins. »

« Ils ne passent pas à l’acte ensemble, mais ils ont en commun une sorte de dévotion pour cette lettre. Ils partagent quelque chose. À nous de trouver de quoi il s’agit. »

« Deux femmes qui n’avaient jamais imaginé, même dans leurs pires cauchemars, finir de cette manière, une nuit comme les autres, sans qu’aucun signe distinctif les y ait préparées. Un couperet sans appel, définitif, qui avait tout interdit, banni tout futur. Une guillotine impérative, sans autre conjugaison que le présent de l’insupportable. »

Musique écoutée pendant la lecture : Le silence des agneaux ost, Howard Shore

Ma note : 9/10